Dirigée et coordonnée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’étude Interphone a été lancée en 1999. Elle implique 13 pays dont la France. Son principal but était de déterminer s’il existe un lien entre l’apparition de certains types de cancers et l’utilisation du téléphone portable. Mais les résultats se font attendre.
Leur publication est sans cesse retardée (voir nos actualités Les résultats de l'étude Interphone publiés cet automne ? et Enquête Interphone : report programmé).
L’étude Interphone se fonde sur l’analyse des données concernant plus de 6 000 patients souffrant de gliomes (tumeur cérébrale), de neurinomes acoustiques (tumeurs bénignes du nerf acoustique), de méningiomes (tumeurs bénignes de la méninge) ou de tumeurs de la glande parotide (une glande située entre l’oreille et la mâchoire).
Certains résultats préliminaires, relatifs à des sous-groupes de la population étudiée, suggèrent qu’il pourrait exister une augmentation du risque de gliome et de tumeur de la glande parotide chez les personnes qui utilisent un téléphone portable de manière intensive depuis dix ans ou plus.
Toutefois, les scientifiques impliqués dans cette vaste étude peinent s’accorder sur la signification de l’ensemble des résultats. Pour certains, nous manquons encore de recul pour pouvoir conclure : trop peu de personnes utilisent un téléphone mobile depuis au moins dix ans. Pour d’autres, il existe des biais importants dans le protocole de l’étude Interphone. L’un d’entre eux concerne le groupe des témoins en bonne santé : il apparaît en effet que les personnes qui se sont portées volontaires pour participer à ce « bras » de l’étude sont de plus gros utilisateurs de portables que les personnes du groupe « malades ».
Dernière mise à jour : 09-07-2009