Daniel, Marie-Annick, Olivier, Guy, Jean, Jessica, aux côtés de milliers de chercheurs sur le cancer, progressent jour après jour et font reculer la maladie. Prévention et dépistage, cancers de l'enfant, du foie, du sein, de la prostate, virus contre le cancer... partagez avec eux les avancées porteuses d’espoir et découvrez leurs travaux au quotidien.
Directeur de l’unité de recherche “Urologie” (équipe de « Interactions cellulaires tumorales et leur environnement et réponses aux agents anticancéreux. », université Pierre et Marie Curie, hôpital Tenon, Paris)
médecin et chercheur dans un centre hospitalo-universitaire. J’ai toujours voulu mener ces deux activités complémentaires. Je m'intéresse depuis longtemps à la variabilité biologique au sein des populations: chaque personne est unique et présente donc des différences dans ses risques de développer une maladie. Par ailleurs, les cancers sont composés de populations de cellules hétérogènes, plus au moins agressives. En étudiant et en comprenant ces différences, on peut apporter des meilleures réponses pour la prise en charge diagnostique ou thérapeutique des cancers
L’enjeu, c’est de parvenir à intervenir le plus tôt possible lors du développement de la maladie.
à caractériser les particularités génétiques et moléculaires en lien avec le développement des cancers de la prostate. J’étudie les particularités qui peuvent prédisposer à la maladie, notamment à ses formes les plus agressives. Je m'intéresse aussi aux caractéristiques des tumeurs elles-mêmes. Mes recherches permettent l’identification de variations génétiques et de protéines qui seront utiles pour prédire comment une tumeur de la prostate va apparaître ou évoluer. Grâce à ces marqueurs, il est possible de savoir si la tumeur d’un patient donné sera agressive ou non. Ils permettent également de savoir quels sont les traitements les plus adaptés à sa prise en charge. La découverte de nouveaux marqueurs peut en outre conduire à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et donc de nouveaux médicaments.
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Selon les dernières estimations de l’Institut national de veille sanitaire, plus de 70 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France en 2009. Et même si les traitements progressent, on déplore encore chaque année près de 9 000 décès associés à cette maladie.
En comprenant de mieux en mieux les mécanismes moléculaires à l’origine du développement et de l’évolution des cancers de la prostate, les chercheurs mettent au point des traitements de plus en plus efficaces car de plus en plus adapté au profil d’agressivité du cancer et à la personne porteuse de ce cancer.
En 10 ans, l’ARC a financé plus de 460 projets de recherche relatifs au cancer de la prostate, pour un montant global de 16 115 499 euros.