Daniel, Marie-Annick, Olivier, Guy, Jean, Jessica, aux côtés de milliers de chercheurs sur le cancer, progressent jour après jour et font reculer la maladie. Prévention et dépistage, cancers de l'enfant, du foie, du sein, de la prostate, virus contre le cancer... partagez avec eux les avancées porteuses d’espoir et découvrez leurs travaux au quotidien.
Directrice de l’unité mixte Inserm-Université Paris Descartes « Génomique fonctionnelle des tumeurs » (UMR-674) à l’hôpital Saint Louis, Paris.
Professeur en Oncologie à l’Université Paris Descartes et à l’Hopital européen Gearges Pompidou (HEGP). J’ai découvert la recherche lors de mes études de médecine et j’ai passé une thèse de sciences au cours de mon internat. A l’époque, j’étudiais un cancer pédiatrique : le sarcome d’Ewing. Selon moi, le métier de chercheur et celui de médecin sont très liés : ils travaillent en étroite interaction avec un but commun, celui d’améliorer la prise en charge des patients
Nous cherchons à comprendre la diversité des tumeurs primitives du foie.
à identifier les altérations des gènes qui conduisent au développement des cancers du foie. Avec mon équipe, nous analysons le génome de grandes séries de tumeurs qui ont été retirées à des patients. Ce qui nous intéresse, c’est de recenser et comprendre la diversité des tumeurs hépatiques : chaque tumeur ou presque est différente ! C’est en comprenant ces différences qu’il sera possible de proposer des traitements efficaces aux patients, des traitements qui correspondent à leur tumeur. Nous travaillons plus spécifiquement sur le cancer du foie, mais notre approche est applicable aux autres cancers : au sein de notre unité de recherche, d’autres équipes étudient les cancers de la plèvre (ou mésothéliome) et des tumeurs du système nerveux central, les méningiomes.
Selon les dernières estimations de l’Institut national de veille sanitaire, près de 7 500 nouveaux cas de cancer du foie ont été diagnostiqués en France en 2009. Dans 80 % des cas, la maladie frappe des hommes.
C’est en prenant conscience qu’il n’existe pas un seul cancer du foie, mais de nombreux sous-types de la maladie, que les chercheurs visent à améliorer les traitements existants et à en développer de nouveaux, plus efficaces.
En 10 ans, l’ARC a financé plus de 600 projets de recherche relatifs aux cancers du foie, pour un montant global de près de 21 600 000 euros.