Un premier bilan est effectué 3 mois après la fin du traitement. Si les résultats sont satisfaisants, ce bilan sera répété tous les six mois pendant deux ans puis une fois par an pendant 10 ans.
En moyenne, la durée de l’arrêt de travail prescrit est de 6 mois, mais certains patients conservent une acticité professionnelle adaptée tout au long du traitement.
Aujourd’hui, le pronostic des cancers du testicule est excellent puisqu’on estime que 95 % des patients guérissent de la maladie. Néanmoins, plus le traitement est effectué tardivement – après l’apparition de métastases – plus le risque de complications est élevé.
Cette maladie atteint des hommes jeunes en pleine activité sexuelle. Les questions liées à la sexualité et à la procréation doivent être abordés librement avec le médecin coordinateur des soins afin d’envisager sans crainte les troubles susceptibles de se présenter.
Il est bon de préciser que la fonction sexuelle n’est pas altérée par la maladie ni par le traitement. Néanmoins, il est possible que dans les suites immédiates de la chirurgie des troubles de l’érection soient constatés. Ils peuvent être directement induits par l’intervention ou être en rapport avec l’angoisse liée à la maladie. Si une conservation du sperme est proposée systématiquement, la plupart des hommes opérés pourront avoir des enfants sans recours à des techniques de fécondation in vitro.
L’exemple le plus marquant de vie avec un cancer du testicule reste celui de Lance Amstrong. Ce cycliste, qui a souffert d’un cancer du testicule en 1996, a participé au Tour de France en 1999 et il a remporté cette épreuve sportive à 7 reprises. Il a par ailleurs eu 4 enfants depuis sa maladie.
Dossier réalisé avec le concours du Docteur Olivier Dumonceau, urologue à l'hôpital Saint-Joseph à Paris
Dernière mise à jour : 08-02-2011