Lorsqu’il est impossible d’ôter par un geste chirurgical l’ensemble de la tumeur, le risque de récidive est élevé (20 à 30 %), même chez les patients traités par radio ou chimiothérapie. La possibilité de développer un nouveau cancer se révèle aussi très importante lorsque la tumeur est en rapport avec une exposition à un produit toxique ou lorsqu’il existe une modification génétique des chromosomes.
Quand la tumeur a pu être ôtée intégralement, des examens réguliers de surveillance sont pratiqués afin de détecter au plus tôt des éventuelles récidives ou métastases.
Le devenir des malades atteints de cancers des os ou des tissus mous a été radicalement amélioré par les progrès thérapeutiques. Si les amputations étaient quasi systématiques il y a une vingtaine d’années, l’association de la radiothérapie et des chimiothérapies avant et après la chirurgie a permis de limiter considérablement le nombre des interventions mutilantes.
Les prothèses proposées pour remédier aux amputations ont quant à elles bénéficié des progrès de la micromécanique et de l’informatique. Aujourd’hui, il existe des prothèses qui sont reliées par des électrodes à des muscles au voisinage du membre amputé. Ces dispositifs permettent de réaliser des mouvements plus ou moins complexes. Elles sont surtout utilisées après amputation des bras.
Pour les membres inférieurs, les malades préfèrent souvent les prothèses d’une moindre technicité mais qui ressemblent au membre amputé. Après une surveillance très régulière pendant les premières années, le rythme des examens peut être plus souple lorsque l’évolution locale est satisfaisante.
Dernière mise à jour : 17-01-2010