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Vivre avec (et après) un cancer du rein

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L’annonce d’un cancer constitue souvent un traumatisme pour le patient et pour ses proches. La parole et le dialogue doivent lui permettre d’accepter la maladie. Cet état d’esprit peut contribuer à l’efficacité des traitements.

Garder le moral

Après le choc lié à l’annonce de la maladie, le patient doit progressivement s’impliquer dans sa prise en charge. Acteur de sa maladie, il ne perd pas pied et évite les fortes baisses de moral, voire de sombrer dans un épisode dépressif. Évidemment le soutien de ses proches, l’écoute et l’empathie du personnel soignant sont essentiels à cette démarche. Ces échanges facilitent l’acceptation de la maladie et, à terme, l’efficacité des traitements. Par ailleurs, le patient peut recourir à une écoute ou une aide psychologique. Au sein des services médicaux un spécialiste, psychologue ou psycho-oncologue, est généralement disponible pour écouter et échanger.

Des consultations d’annonce ont été mises en place depuis le premier Plan cancer : l’objectif est de permettre de généraliser ces consultations pour tous les patients. Par ailleurs, les associations de patients sont très actives dans ce domaine. Il existe des permanences téléphoniques et des groupes d’échange permettant aux patients ou aux proches de dialoguer avec des personnes touchées directement ou indirectement par le cancer.

Après le traitement

L’ablation d’une partie ou de la totalité d’un rein ne perturbe généralement pas la vie quotidienne du patient car l’autre rein permet d’assurer ses fonctions habituelles dans la plupart des cas. Il devra cependant suivre un calendrier précis de surveillance en réalisant des examens à intervalles réguliers durant plusieurs années.

Le rythme auquel il doit suivre ces examens varie selon le stade auquel le cancer rénal a été diagnostiqué. Il est :

annuel pour un cancer localisé ;
semestriel pour les cancers localement avancés ;
trimestriel pour les stades métastatiques.

En l’absence de récidives, ce rythme est espacé après plusieurs années. Ce suivi comporte un examen clinique et biologique, et un scanner de la région abdominale et thoracique. Lorsque des signes cliniques évoquent de possibles complications, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin pour réaliser les examens nécessaires. En cas de récidive avérée, un traitement adapté chirurgical et/ou médical est proposé.

 Dossier réalisé avec le concours du Pr Jean-Jacques Patard, urologue à l’hôpital Bicêtre (Kremlin Bicêtre) et du Dr Bernard Escudier, président de l’association ARTUR (« Association pour la Recherche sur les Tumeurs du Rein ») et responsable du Comité Onco-Urologie à l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif).  

Dernière mise à jour : 14-09-2011

 

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