Selon la nature de la chirurgie, la toilette quotidienne peut nécessiter certains ajustements dans les premiers temps, jusqu’à cicatrisation complète ; en effet, les bains sont généralement proscrits et les douches peuvent être non recommandées.
Les pansements sont plus ou moins complexes à réaliser et sont requis durant quelques jours à quelques semaines suivant l’opération, selon la technique chirurgicale. Lorsque c’est nécessaire, une aide infirmière à domicile sera proposée. Ensuite, le retrait des points de suture se fait selon le calendrier donné par le médecin, dans les 5 à 15 jours qui suivent ; dans certains cas, des fils bioré-sorbables sont utilisés. Ils permettent de s’affranchir du retrait par la « bio-dégradation » naturelle et progressive du fil dans les tissus du patient.
Un patient ayant déjà eu un mélanome ou un carcinome cutané possède plus de risque de développer une nouvelle lésion cancéreuse qu’une personne n’ayant pas d’antécédents personnels. Ceci est particulièrement vrai dans les mois suivants le traitement : il n’est pas rare de diagnostiquer un nouveau mélanome dans les 1 à 2 ans suivants le premier épisode. Par ailleurs, le risque de récidive de la tumeur traitée ne peut être écarté dans les premières années suivant sa prise en charge. Toutes les personnes ayant été traitées pour un mélanome ou un carcinome sont donc considérées comme à risque de récidive.
A ce titre, plusieurs attitudes leurs sont recommandées :
La cicatrice est un lent phénomène de réparation cutanée : il faut en général attendre deux ans pour qu’elle prenne son aspect définitif. Si, au terme de cette évolution, le résultat ne devait pas être esthétiquement satisfaisant et devenait gênant pour le vécu du patient, un traitement local pourrait être envisagé (principalement laser).
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Dr Philippe Saiag, chef de service de dermatologie générale et oncologique et directeur de l’équipe d’accueil 4339 « peau, cancer, environnement » au CHU A. Paré, Boulogne-Billancourt. Il est également médecin dermatologue à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Dernière mise à jour : 08-02-2011