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Vivre avec la maladie de Hodgkin

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Pour tous les patients traités pour une maladie de Hodgkin, un suivi médical régulier est essentiel : il permet non seulement le dépistage d'éventuelles récidives, mais c’est aussi l’occasion d’aider les patients à faire face à la maladie traversée, grâce à un soutien psychologique et social.

Le risque de rechute

A l’issue du traitement d’un cancer, l’une des plus grandes préoccupations des patients est la peur de la rechute. Dans le cas de la maladie de Hodgkin, la rechute, lorsqu’elle se produit, intervient le plus souvent au cours les trois premières années suivant la fin du traitement. Elle se rencontre principalement lorsque trois ganglions ou plus ont été atteints. Les symptômes d’alerte à ne pas négliger sont les suivants :

des ganglions gonflés,
des sueurs nocturnes,
une fièvre, avec une température supérieure à 38°C, pendant plus de sept jours,
un amaigrissement important et inexpliqué,
une perte totale d’appétit,
une sensation de fatigue persistante,
tout symptôme nouveau, inhabituel, grave ou persistant.

Bien que ces signes puissent être associés à une récidive du cancer, d’autres maladies peuvent produire des symptômes similaires. Un suivi médical régulier permettra de découvrir la cause de ces anomalies et, s’il y a récidive, de la détecter précocement afin d’agir au plus vite.

Le suivi médical

Le suivi passe par des visites de contrôle trimestrielles, puis semestrielles. Ces visites s'espacent avec le temps car le risque de récidive devient très faible au bout de cinq ans après la fin du traitement.

Les données scientifiques disponibles indiquent qu’il existe une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes ayant eu une irradiation thoracique. Pour les patientes concernées suite au traitement d’une maladie de Hodgkin à un âge précoce (moins de trente ans), il est conseillé de pratiquer une mammographie de dépistage dans les cinq ans qui suivent la fin du traitement.

De même, en cas d’irradiation abdominale, il est recommander de pratiquer une coloscopie dix ans après la fin du traitement. Le rythme des contrôles suivant sera fonction des résultats de ce premier examen.

Enfin, la radiothérapie thoracique et certains médicaments peuvent altérer la fonction cardiaque. L’altération peut être asymptomatiques ou se traduire par de l’essoufflement et de la fatigue. Il est alors impératif de consulter pour faciliter la mise en place d’un traitement spécifique.

Ce dossier a été réalisé en partenariat avec le site internet InfoCancer.

Pour en savoir plus sur les facteurs de risque de maladie de Hodgkin, rendez-vous sur le site InfoCancer

Dernière mise à jour : 08-02-2011

 

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