La leucémie lymphoïde chronique La leucémie lymphoïde chronique est généralement découverte de manière fortuite, à l’occasion d’un bilan sanguin. En effet, dans la grande majorité des cas, elle ne provoque pas de symptôme. Dans les autres cas, les signes les plus fréquents de la maladie sont la fatigue et les infections répétées.
Une leucémie lymphoïde chronique est suspectée dès lors que la numération formule sanguine, réalisée à partir d’une simple prise de sang, montre une augmentation anormale du nombre de lymphocytes. Un examen nommé « immunophéno- typage des cellules » est alors in- dispensable : il caractérise précisément le profil des lymphocytes grâce à des réactifs biologiques. Associées à l’examen clinique du patient, ces données biologiques permettent de déterminer le stade d’avancée de la maladie et donc le traitement le plus approprié :
La leucémie myéloïde chronique est une maladie qui évolue en général lentement. Elle reste donc souvent asymptomatique durant les premiers mois ou même les premières années. Tout au plus, le patient peut présenter une augmentation du volume de la rate. La maladie est donc généralement découverte fortuitement, à l’occasion d’un bilan sanguin ou d’une échographie de la région abdominale.
Une leucémie myéloïde chronique est suspectée dès lors que la numération formule sanguine met en évidence une myélémie, c’est-à-dire la présence de nombreuses cellules jeunes immatures de la moelle osseuse dans le sang. Pour confirmer ce diagnostic, un myélogramme* doit être réalisé. La moelle osseuse* ainsi prélevée est analysée au microscope. Le diagnostic de leucémie est confirmé si un envahissement de la moelle par des cellules immatures est observé. Parallèlement, le caryotype des cellules, c’est-à-dire leurs chromosomes, est étudié. La présence du chromosome de Philadelphie* permet de préciser qu’il s’agit bien d’une leucémie myéloïde chronique.
On repère plusieurs phases de la maladie :
Dossier réalisé avec le concours du Pr Didier Blaise du département d’onco-hématologie et de transplantation et thérapie cellulaire à l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille et du Pr émérite Eliane Gluckman, directeur scientifique d’Eurocord, AP-HP, Université Paris VII Hôpital Saint-Louis à Paris.
Crédit photo : Chassenet/BSIP
Dernière mise à jour : 22-12-2011