Vous êtes ici : Bienvenue sur le site de la Fondation ARCFace au cancerLes différents cancersLes leucémies de l’adulte › Symptômes et diagnostic - leucémies chroniques

Outils

  • Envoyer à un ami


Symptômes et diagnostic - leucémies chroniques

Partager cette page sur les diffiérents sites communautaires
Les leucémies chroniques se développent lentement et restent généralement longtemps silencieuses.

La leucémie lymphoïde chronique

Les symptômes

La leucémie lymphoïde chronique est généralement découverte de manière fortuite, à l’occasion d’un bilan sanguin.  En effet, dans la grande majorité des cas, elle ne provoque pas de symptôme. Dans les autres cas, les signes les plus fréquents de la maladie sont la fatigue et les infections répétées.

Le diagnostic

Une leucémie lymphoïde chronique est suspectée dès lors que la numération formule sanguine, réalisée à partir d’une simple prise de sang, montre une augmentation anormale du nombre de lymphocytes. Un  examen nommé « immunophéno- typage des cellules » est alors in- dispensable : il caractérise précisément le profil des lymphocytes grâce à des réactifs biologiques. Associées à l’examen clinique du patient, ces données biologiques permettent de déterminer le stade d’avancée de la maladie et donc le traitement le plus approprié :

au stade A, l’augmentation des lymphocytes est la seule anomalie identifiée. Aucun symptôme n’y est associé. Ce stade de maladie ne justifie pas de traitement car la plupart des malades restent stables pendant de nombreuses années. Cependant, une numération formule sanguine de contrôle est effectuée tous les six à douze mois afin de repérer une éventuelle aggravation ;
un patient est au stade B lorsqu’il présente une augmentation du volume de la rate ou des ganglions dans trois régions différentes du corps (ganglions cervicaux, axillaires, inguinaux…). Ces anomalies sont dues aux lymphocytes anormaux qui ont quitté le sang et la moelle osseuse pour aller s’accumuler dans ces « réservoirs » ;
on parle de stade C lorsque l’augmentation des lymphocytes est associée à une baisse anormale du nombre de globules rouges (anémie*) ou de plaquettes (thrombopénie*).

 

La leucémie myéloïde  chronique

Les symptômes

La leucémie myéloïde chronique est une maladie qui évolue en général lentement. Elle reste donc souvent asymptomatique durant les premiers mois ou même les premières années. Tout au plus, le patient peut présenter une augmentation du volume de la rate. La maladie est donc généralement découverte fortuitement, à l’occasion d’un bilan sanguin ou d’une échographie de la région abdominale.

Le diagnostic

Une leucémie myéloïde chronique est suspectée dès lors que la numération formule sanguine met en évidence une myélémie, c’est-à-dire la présence de nombreuses cellules jeunes  immatures de la moelle osseuse dans le sang. Pour confirmer ce diagnostic, un myélogramme* doit être réalisé.  La moelle osseuse* ainsi prélevée est analysée au microscope. Le diagnostic de leucémie est confirmé si un  envahissement de la moelle par des cellules immatures est observé.  Parallèlement, le caryotype des cellules, c’est-à-dire leurs chromosomes, est étudié. La présence du chromosome de Philadelphie* permet de préciser qu’il s’agit bien d’une leucémie myéloïde chronique.

On repère plusieurs phases de la maladie :

la phase chronique qui peut rester stable durant plusieurs années et qui reste asymptomatique. Moins de 6 % des cellules du sang ou de la moelle osseuse sont alors anormales. Un traitement est proposé dès le stade chronique pour éviter l’évolution de la leucémie myéloïde chronique vers les phases suivantes ;
durant la phase accélérée, on compte 6 à 30 % de cellules anormales. Elles commencent à perturber la différenciation des autres cellules du sang.
la phase dite « blastique » de la maladie est atteinte lorsqu’il y a plus de 30 %  de cellules anormales dans le sang. Ce stade, qui évolue rapidement, met en jeu la vie du patient.

Dossier réalisé avec le concours du Pr Didier Blaise du département d’onco-hématologie et de transplantation et thérapie cellulaire à l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille et du Pr émérite Eliane Gluckman, directeur scientifique d’Eurocord, AP-HP, Université Paris VII Hôpital Saint-Louis à Paris. 

Crédit photo : Chassenet/BSIP

Dernière mise à jour : 22-12-2011

 

Retour


Partagez, échangez sur votre espace


Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, reconnue d'utilité publique

  • Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON