La surexposition au soleil est le principal facteur de risque de cancer de la peau. En effet, les rayons ultraviolets (UV) sont des rayonnements énergétiques qui peuvent endommager les gènes des cellules de la peau et entraîner l’apparition d’un cancer.
Au total, 60 000 nouveaux cas de carcinomes et 7 000 nouveaux cas de mélanomes sont diagnostiqués chaque année en France. Ils sont responsables de 1 400 décès annuels. Et avec l’augmentation de l’exposition au soleil dans les populations occidentales, les experts prévoient une augmentation constante de ces chiffres.
Le risque lié aux rayons du soleil dépend de l’exposition, mais aussi de caractéristiques individuelles : schématiquement, plus l’exposition est prolongée et a été précoce durant l’enfance et plus le risque est important. Par ailleurs, le type de peau – appelé phototype- influence la capacité de chacun à résister aux effets des UV : en effet, un individu à peau mate, avec des cheveux et/ou des yeux sombres, et qui bronze facilement, sans prendre de coup de soleil, possède moins de risque de cancer de la peau qu’un sujet ayant la peau, les yeux et/ou les cheveux clairs et qui rougit rapidement lors de l’exposition au soleil.
A titre individuel, le grand public est invité à auto-surveiller sa peau pour déceler les lésions qui pourraient être anormales. Il suffit de suivre la règle ABCDE : tout grain de beauté Asymétrique (non circulaire), à Bords irréguliers, de Couleur non homogène doit conduire à consulter un spécialiste. Un grain de beauté qui présente une augmentation de Diamètre (>5mm) ou une Evolution générale de son aspect doit aussi être montré à un spécialiste.
Les recommandations individuelles concernant l’exposition au soleil sont bien encadrées :Certaines personnes ont un sur-risque de cancer de la peau par rapport au reste de la population générale. Il s’agit de celles ayant :
Pour elles, l’auto-surveillance doit être associée à une visite systématique et annuelle chez le dermatologue.
Quel produit de protection solaire choisir ?
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr. Aimery de Gramont, chef du service d'oncologie médicale à l'Hôpital Saint-Antoine (Paris)
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Dernière mise à jour : 02-03-2011