Aujourd’hui, il est clairement démontré que certains virus augmentent le risque de développer certains cancers. Les plus connus sont les virus de l’hépatite B et C (VHB, VHC) qui augmentent le risque de cancer du foie, et certains papillomavirus (HPV 16, HPV 18) qui accroissent le risque de survenue de cancer du col utérin.
En dehors de l’Europe, d’autres virus potentiellement cancérigènes sévissent : le virus Epstein-Barr (EBV), fréquent en Afrique, et les virus HTLV, répandus en Asie et Amérique du Sud, peuvent notamment augmenter le risque de lymphomes (cancers du sang).
Le lien entre virus et cancer serait le même dans tous les cas : en infectant les cellules de l’organisme, l’agent viral modifierait les gènes et notamment ceux destinés à contrôler leur multiplication et leur mort naturelle. En conséquence, ces cellules infectées pourraient proliférer sans contrôle.
Suite à l’identification de ces agents pathogènes, des programmes de recherche ont permis de développer des vaccins spécifiques : il est aujourd’hui possible de prévenir l’infection par le virus de l’hépatite B et par certains papillomavirus grâce à la vaccination.
Lorsqu’il n’existe pas de vaccin, les mesures préventives consistent essentiellement à se prémunir contre les risques de contamination.
La vaccination contre le papillomavirusLe Haut conseil de la santé publique recommande la vaccination contre la papillomavirus « à toutes les jeunes filles âgées de 14 ans, afin de les protéger avant qu’elles ne soient exposées à un risque d’infection ». De même, « le vaccin est également proposé aux jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n’auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l’année suivant le début de leur vie sexuelle ». Les deux vaccins actuellement disponibles ne protègent pas contre toutes les formes du virus. C’est la raison pour laquelle, même lorsqu’on est vaccinée, il est indispensable de pratiquer un dépistage régulier par frottis (voir Le dépistage des cancers).
Pour s’informer sur les modes de transmission des hépatites virales et du virus du sida et sur les moyens de prévention, vous pouvez contacter Hépatites Info Service et Sida Info Service par téléphone (0 800 845 800 et 0 800 840 800) ou par Internet.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr. Aimery de Gramont, chef du service d'oncologie médicale à l'Hôpital Saint-Antoine (Paris)
Crédit photo 1 : CNRI / SPL / Phanie : resprésentation du virus de l'hépatite B observé par microscopie électronique à balayage.
Crédit photo 2 : Voisin/Phanie
Dernière mise à jour : 02-03-2011