De forme et de taille comparables à celles d’une châtaigne, la prostate est une glande masculine située dans le petit bassin, juste sous la vessie et devant le rectum. Elle est directement accessible à l’examen clinique par le toucher rectal. La prostate est entourée d’une capsule et son poids normal avoisine les 20 à 25 grammes. Elle est traversée de haut en bas par l’urètre qui prend naissance à la base de la vessie et qui permet l’évacuation de l’urine et du sperme. Les canaux éjaculateurs et les nerfs érecteurs, indispensables à l’érection, passent également au contact de cette glande.
La prostate est découpée en trois régions distinctes : une zone antérieure, une zone centrale en contact avec l’urètre et les canaux éjaculateurs, une zone périphérique très riche en petites glandes. Le rôle de ces petites glandes est de sécréter un liquide destiné à enrichir le sperme. Ce liquide porte le nom de liquide prostatique, et représente le tiers du liquide séminal. Il n’intervient pas dans la formation des spermatozoïdes, mais il permet leur survie et leur maturation, favorisant ainsi la fécondation. Le développement et le fonctionnement de la prostate sont sous la dépendance des hormones sexuelles masculines (ou androgènes). La plus importante de ces hormones est la testostérone. Elle est produite par les testicules.
La prostate fait donc partie du système reproducteur masculin. Elle n’a aucun rôle urinaire direct. Néanmoins, du fait de sa localisation, au carrefour des voies urinaires et génitales, elle peut exercer un effet indirect sur la fonction urinaire. Par exemple, une augmentation de son volume peut être à l’origine d’une compression des voies urinaires.
Ce cancer se définit par la présence de cellules cancéreuses dans la glande prostatique. L'agressivité et l'évolution de ce cancer sont variables. Le plus souvent, la maladie se développe d’abord très lentement pour ne toucher que la prostate et la capsule prostatique. Dans ce cas, le cancer est dit « localisé ». Après plusieurs années d’évolution, la tumeur peut envahir les organes voisins, notamment le rectum, la vessie, les os du pubis ou certains ganglions figurant à proximité de la prostate. Le cancer est alors dit « métastasé ».
Lorsque le cancer est encore localisé au sein de la prostate, il est souvent possible d’éradiquer la maladie. C’est la raison pour laquelle ce cancer peut faire l’objet d’un dépistage ou d’une détection précoce.
L’adénome de la prostate est une tumeur bénigne de la prostate extrêmement fréquente chez l’homme âgé de plus de cinquante ans. Elle entraîne des troubles urinaires. L’adénome doit avant tout être différencié d’un cancer de la prostate. Bien qu’il s’agisse d’une maladie bénigne, indépendante du cancer et ne dégénérant pas en cancer, les deux pathologies, adénome et cancer, peuvent coexister dans la prostate. Des examens (voir Les symptômes et le diagnostic, page 14) sont habituellement pratiqués pour obtenir un diagnostic le plus précis possible.
Illustration : Jacopin
Dernière mise à jour : 16-05-2010
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