Dans la plupart des cas, un cancer est induit par plusieurs facteurs : héréditaires, comportementaux (alimentation, tabac, alcool…), environnementaux et/ou des facteurs liés au milieu professionnel. Les cancers dits professionnels sont des cancers qui résultent d’une exposition professionnelle à certains produits ou procédés. Ces cancers apparaissent généralement 10 à 50 ans après cette exposition. Les patients sont alors généralement à la retraite et ne font pas toujours spontanément le lien entre leur maladie et une ancienne activité professionnelle qui les a exposés à un risque.
De plus, d’un point de vue médical, rien ne permet de les différencier de cancers qui auraient une autre origine que l’exposition à un facteur de risque professionnel : quelle que soit la nature du ou des facteurs qui ont déclenché un cancer, il se manifeste et se développe de la même façon.
Tout le monde est potentiellement concerné, mais les personnes exerçant ou ayant exercé des professions manuelles ont un risque plus élevé de développer un cancer d’origine professionnelle, car ils ont plus souvent été directement en contact avec des produits ou procédés susceptibles d’induire un cancer.
Selon l’Institut national de recherche et sécurité (INRS), les secteurs où le risque de cancer professionnel est le plus élevé sont l’industrie du bois, la métallurgie, la chimie et la plasturgie, le BTP et les carrières. Les activités de maintenance, de nettoyage, de dépannage, le travail de désinfection en milieu hospitalier ou dans l’agroalimentaire, le travail dans un laboratoire d’anatomopathologie ou dans un laboratoire de recherche présentent aussi des risques. Et cette liste est loin d’être exhaustive !
Pour savoir si une activité professionnelle présente un risque, il faut analyser dans le détail ce à quoi elle expose : les agents manipulés et les procédés mis en œuvre. L’exposition peut être directe, ou indirecte si le travail est effectué à proximité d’un poste pollué.
Ils correspondent à des cancers de localisation variée : cancers du poumon, de la vessie, du larynx, de la peau… Il est estimé que chez les hommes :
La proportion de cancers professionnels est plus faible chez les femmes, car elles ont moins fréquemment des métiers qui les exposent à des facteurs cancérogènes.
1sources : Afsset
Crédit photo : iStockPhoto
Ce dossier a été réalisé en partenariat avec la FNATH, associaton des accidentés de la vie, représentant les victimes d'un cancer d'origine professionnelle.
Dernière mise à jour : 08-02-2011