La capacité de prolifération des cellules de notre organisme est un phénomène sous haute surveillance : de nombreux systèmes de contrôle existent au sein même des cellules. Ils autorisent la division cellulaire lorsqu’elle est nécessaire et peut avoir lieu « dans de bonnes conditions » ou l’interdisent dans le cas contraire. Ces mécanismes participent ainsi à notre protection contre les cancers. Mais lorsqu’ils deviennent défaillants, tout peut s’emballer : une cellule saine devenue anormale peut se mettre à proliférer rapidement pour conduire à la formation d’une tumeur.
Le Dr Robert Hipskind et ses collaborateurs s’intéressent à ces phénomènes. Ils étudient les mécanismes de régulation de la prolifération cellulaire ainsi que les anomalies qui peuvent les toucher et conduire au développement d’un cancer.
Les chercheurs étudient plus particulièrement une voie de régulation nommée « ERK5 », dont l’altération est connue pour jouer un rôle important dans l’apparition de tumeurs, notamment celle de tumeurs mammaires.
En disséquant la cascade de réactions qui forment cette voie, ils ont pour objectif de découvrir les anomalies associées à la transformation des cellules mammaires saines en cellules cancéreuses.
Ces travaux pourraient en outre conduire à la mise en évidence de biomarqueurs utiles au diagnostic précoce des cancers du sein et à celle de cibles pour de nouveaux médicaments capables de freiner la multiplication des cellules tumorales. De tels médicaments permettraient d’augmenter l’efficacité de traitements antitumoraux déjà existant et de diminuer le risque d’apparition d’une résistance à ces traitements.
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