Créé en 2008, le Prix Catherine Regnard est dédié à la vulgarisation de travaux portant spécifiquement sur le cancer du sein.
Cette année, le prix a été ouvert aux équipes de chercheurs financées par l’ARC travaillant sur le cancer du sein.
Son montant est de 5 000 €. Bénédycte Transon-Capone, chef du service Santé Psycho du magazine Prima, était la présidente du jury 2010.
La lauréate du Prix Catherine Regnard 2010 Audrey SIRVENT travaille sous la direction de Serge Roche au Centre de Recherche en Biochimie Macromoléculaire à Montpellier, au sein de l’équipe « Tyrosine kinase et cancer ».
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Audrey SIRVENT a été récompensée pour son article de vulgarisation sur la recherche d’un traitement destiné aux patientes atteintes d’un cancer du sein « triple négatifs », un type particulier de cancer mammaire, très agressif et résistant aux médicaments disponibles. Les travaux présentés dans l’article laissent espérer que des médicaments actifs contre certaines leucémies pourraient bénéficier à ces patientes.
Les cancers du sein triples négatifs sont ainsi nommés car les cellules qui les composent ne répondent ni aux hormonothérapies ciblant les récepteurs aux œstrogènes ou à la progestérone, ni aux médicaments ciblant une protéine nommée HER2. Or ces trois familles de médicaments sont les plus efficaces parmi celles utilisées contre les cancers du sein. La découverte de nouveaux médicaments destinés au traitement de ces cancers est donc urgente.
Les travaux d’Audrey SIRVENT suggèrent que des médicaments déjà utilisés dans le traitement de certains cancers du sang, en l’occurrence dans celui des leucémies myéloïdes chronique (LMC), pourraient constituer une bonne arme contre les cancers du sein triple négatifs : bien que très différentes l’une de l’autre, les deux maladies auraient en effet une origine biologique commune.
Des expériences préliminaires plaident en faveur de cette hypothèse : le Glivec, un médicament administré aux patients souffrant de LMC, agit contre les cellules de cancer du sein cultivées en laboratoire. Toutefois, beaucoup de travail reste encore à accomplir avant que ce médicament puisse profiter aux femmes atteintes de cancer mammaire triple négatif.
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Crédit photo : J-M Deguine
Dernière mise à jour : 18-03-2011