Le côlon constitue la partie terminale du tube digestif que l’on appelle aussi gros intestin. Il fait suite à l’intestin grêle et commence par le caecum, lieu d’implantation de l’appendice. Il est divisé en quatre zones principales définies par leur orientation (droit ascendant ; transverse ; gauche descendant ; sigmoïde). Le côlon se prolonge par le rectum puis par l’anus.
La paroi du côlon est formée d’une muqueuse composée d’une couche très fine de cellules. Sa surface est très importante. Repliée sur elle-même, elle forme de très nombreuses « cryptes » au sein desquelles se retrouvent différentes glandes (glandes à mucus, glandes de Lieberkühn…). Une fois concentrées, les matières fécales sont acheminées jusqu'à l'ampoule rectale qui assure un rôle de réservoir. La retenue des selles est assurée par un muscle, le sphincter anal.
Du fait de leurs similitudes, les cancers du côlon et du rectum sont souvent regroupés sous le terme de cancer colorectal. Environ 40 % des cancers touchent le rectum et 60 % le côlon. Dans ce dernier cas, les tumeurs sont principalement localisées (70 %) au niveau du sigmoïde (la dernière partie du côlon).
Les tumeurs qui se développent à partir de la muqueuse du côlon et siégeant à plus de 15 cm au-dessus de la marge anale sont appelées cancers du côlon ou coliques. Celles qui sont situées en dessous de cette limite correspondent à des cancers du rectum ou rectaux. La taille moyenne des tumeurs colorectales est de 5 cm. La forme la plus commune de ces cancers est appelée carcinome/critere-est-excactement/" class="small_gloss">adénocarcinome dont 80 % sont dits lieberkühnien (de part leur ressemblance avec les glandes de Lieberkühn de la muqueuse colique), 10 % sont qualifiés de mucineux et les 10 % restants rassemblent des formes plus rares.
Comme la plupart des cancers, le cancer colorectal peut migrer dans d’autres territoires de l’organisme. Les métastases les plus fréquentes du cancer du côlon se localisent au niveau du foie et des poumons.
L'incidence de ce cancer tend à se stabiliser tandis que la mortalité décroît chez l'homme comme chez la femme. Les chances de survivre 5 ans ou plus après un cancer colorectal sont de 55,6 % chez l’homme et 61,5 % chez la femme (tous stades confondus). En France, le taux de survie de ce cancer est le meilleur du monde chez la femme et le meilleur d’Europe chez l’homme. Le pronostic est meilleur chez les sujets de moins de 50 ans. Mais la survie dépend surtout du stade de la maladie au moment du diagnostic atteignant 94 % dans les formes les moins avancées d'où l'intérêt du dépistage permettant une prise en charge très précoce.
Le polype ou adénome constitue une lésion bénigne c’est-à-dire non cancéreuse mais comportant des degrés variables d’anomalies. Le cancer du côlon est souvent précédé d’adénome qui, en grossissant, risque d’évoluer en cancer. Un adénome de taille supérieure à 1 cm présente 25 % de risque de devenir cancéreux. En moyenne, la survenue d'un adénome précède de 9 ans la survenue d'un cancer. Il est donc important de dépister et retirer des adénomes dès leur découverte
Illustration : le système digestif (crédit : Jacopin)
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Michel Ducreux, chef de l’unité de gastroentérologie à l’Institut Gustave Roussy.
Dernière mise à jour : 08-02-2011