Le traitement des cancers des tissus mous doit impérativement être adapté au type de tumeur détectée. En raison du grand nombre de formes distinctes possibles (près d’une soixantaine), le recours à une équipe hautement spécialisée est souhaitable.
Si la chirurgie est à la base du traitement, il est possible de lui associer une radiothérapie ou une chimiothérapie. Cette association est systématique lorsque la tumeur n’a pas pu être ôtée intégralement.
Le choix du traitement est fait par une équipe pluridisciplinaire et se fonde sur l’analyse de la tumeur et la réalisation d’un bilan à la recherche de métastases. Certaines tumeurs se développant aux dépens du système digestif sont traités par des anti-tumoraux de nouvelle génération (thérapie ciblée), les inhibiteurs de tyrosine kinase, qui ne s’attaquent qu’aux cellules cancéreuses, limitant de ce fait l’apparition d’effets indésirables (perte des cheveux, saignements, anémie…). Ces médicaments sont prescrits par voie orale pour une durée généralement longue.
La chirurgie est souvent le premier traitement de ces cancers. Mais ce geste implique parfois, selon la localisation tumorale, l’amputation d’un membre, traitement, qui peut être précédé ou complété par une radio ou chimiothérapie.
Lorsque la chirurgie est impossible, le traitement peut faire appel à des rayons (radiothérapie) couplés ou non à une chimiothérapie. En raison de la rareté de ces cancers, il est nécessaire de faire appel à une équipe très spécialisée qui pourra être à même de proposer le traitement le mieux adapté. Aujourd’hui, le recours à ce type d’équipes a permis de diminuer le nombre des amputations en proposant une reconstruction de l’os par une prothèse ou une greffe osseuse.
Dossier réalisé avec le concours du Docteur Gaël Deplanque, Chef de service au service d'Oncologie du Groupe hospitalier Saint Joseph (Paris).
Dernière mise à jour : 08-02-2011