Dans de rares cas, en particulier chez les personnes âgées présentant des formes de lymphomes à évolution lente, il est possible de proposer une simple surveillance de la maladie.
Le traitement des lymphomes non hodgkiniens fait le plus souvent appel à une chimiothérapie administrée sous forme de comprimés ou par injection. Une radiothérapie peut aussi être associée.
De nouveaux traitements sont désormais proposés à ces patients. Il s’agit des thérapies biologiques qui mettent à profit l’action du propre système immunitaire du patient pour combattre son cancer : interféron, anticorps monoclonaux…
Lorsque les chimiothérapies et radiothérapies sont utilisées de façon intensive, la moelle osseuse du patient peut être lésée. Or cette moelle contient des cellules souches qui donnent naissances aux différentes cellules du sang : les globules blancs, élément de la lutte contre les infections, les globules rouges qui assurent l’oxygénation des cellules, ainsi que les plaquettes qui permettent la bonne coagulation. Pour limiter le risque de complications liées à la baisse du nombre des cellules sanguines, il est donc parfois nécessaire de régénérer la moelle osseuse en recourant à une greffe de cellules souches. Les cellules souches utilisées peuvent être celles du patient, prélevées avant la chimiothérapie, ou bien celles d’un donneur compatible.
La greffe de cellules souches est une intervention complexe, pratiquée par des équipes extrêmement qualifiées et dans des lieux spécifiques permettant une surveillance rapprochée.
En cas de rechute, il est possible de procéder à une nouvelle série de traitements en utilisant des médicaments différents.
Enfin il est parfois nécessaire de procéder à une intervention chirurgicale afin d’ôter des ganglions ou des organes atteints (rate, thymus).
Dossier réalisé avec le concours du Docteur Gaël Deplanque, Chef de service au service d'Oncologie du Groupe hospitalier Saint Joseph (Paris).
Dernière mise à jour : 08-02-2011