Le plus souvent, les patients ou leurs familles sont alertés par l’apparition plus ou moins rapide d’une masse qui se développe au sein d’un muscle ou de la graisse. Mais en raison de l’élasticité des tissus mous, les tumeurs ne sont généralement détectées que lorsqu’elles atteignent une taille importante. Le risque de sous-estimer de telles masses est donc important.
Dans près de la moitié des cas, ces cancers se localisent au niveau des cuisses ou des jambes. Pour un patient sur trois, la lésion se situe dans l’abdomen ou le tronc. Les membres supérieurs et le cou sont plus rarement atteints.
Lorsque la tumeur grossit, elle peut compresser puis envahir les tissus avoisinants occasionnant ainsi des douleurs, des symptômes digestifs, respiratoires ou des irritations des nerfs.
On notera cependant que de tels cancers sont relativement rares et que les tumeurs bénignes de ces tissus – notamment les lipomes, tumeurs graisseuses bénignes – se révèlent beaucoup plus fréquentes que les formes graves.
Les sarcomes osseux se manifestent par une déformation qui dépend du volume de la tumeur et de sa localisation. Très souvent, des douleurs sont aussi présentes. Lorsque le cancer se développe à proximité d’une articulation, une gêne à la mobilisation est fréquemment constatée.
Chez certaines personnes, le diagnostic du cancer est fait à la suite d’une fracture spontanée, ou causée par un traumatisme peu important. La maladie peut également être détectée à l’occasion d’anomalies sur un bilan sanguin prescrit à la suite d’une fatigue anormale.
Dossier réalisé avec le concours du Docteur Gaël Deplanque, Chef de service au service d'Oncologie du Groupe hospitalier Saint Joseph (Paris).
Dernière mise à jour : 08-02-2011