Les symptômes des cancers ORL dépendent de la région concernée. Hormis dans le cas de certains cancers de la langue ou de la cavité buccale, la plupart de ces tumeurs ne sont pas accessibles à l’examen visuel ; c’est donc souvent tardivement, après l’apparition de symptômes non spécifiques mais persistants, que le malade consulte.
Il peut être repéré dès lors qu’une gêne ou une douleur anormale, au niveau d’une région précise de la bouche (lèvres, gencives…) apparaît. Visuellement, la zone est plane, rouge ou blanche, ou bien conserve sa teinte tout en adoptant un aspect bourgeonnant, nécrosé ou durci. Le patient peut se plaindre d’une gêne à la mastication. Le gonflement des ganglions du cou (adénopathies cervicales) et plus rarement un type de douleur à l’oreille (otalgie réflexe) peuvent être retrouvés. Toute modification de la forme ou du volume d’une région de la bouche (lèvre, langue…) doit inciter les patients à consulter un médecin sans tarder.
Il est rapidement suspecté à l’examen visuel. Il entraîne une douleur lors de l’alimentation, une otalgie réflexe, une adénopathie cervicale et entraîne fréquemment des hémorragies buccales. Cependant, les cancers de la base de la langue entraînent moins de symptômes et sont souvent découverts plus tardivement.
Au début, ils donnent des symptômes proches de ceux d’une rhinopharyngite infectieuse, avec écoulement nasal purulent et obstruction nasale. Chez un sujet à risque, ces signes sont d’autant plus évocateurs d’un cancer lorsqu’ils sont unilatéraux. Des saignements de nez et des douleurs peuvent apparaître. Lorsque la tumeur est avancée, un gonflement de la région située entre la joue, l’œil et le nez peut être observé.
Les signes sont aussi voisins de ceux d’une maladie infectieuse, avec un écoulement et une obstruction nasale, mais il adopte souvent une forme unilatérale. Des saignements de nez récurrents et une douleur associée (otalgie réflexe), une baisse d’audition unilatérale, des maux de tête non expliqués, des adénopathies cervicales peuvent lui être associés.
Les cancers de l’oropharynx et de l’hypopharynx vont entraîner une gêne fonctionnelle lors de la déglutition. La sensation d’un corps étranger est évoquée par le patient. On peut retrouver également une douleur plus ou moins intense, la présence de sang dans la salive, une adénopathie, une otalgie réflexe. Dans le cas d’une tumeur de l’hypopharynx, une altération de la voix (dysphonie) peut aussi apparaître au cours des stades avancés. Cancers du larynx (glotte, cordes vocales)
Le premier signe est une altération de la voix (dysphonie) ou un enrouement chronique. Ensuite, une gêne fonctionnelle lors de la déglutition, une adénopathie, une toux récurrente, des expectorations sanglantes, voire des difficultés à respirer peuvent apparaître, selon le volume et l’emplacement exact de la tumeur.
Tout ou partie de ces anomalies persistant plus de trois semaines, à fortiori chez un sujet alcoolo-tabagique, doit inciter à consulter un médecin.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Patricia Beutter, chef du service ORL et de chirurgie cervico-faciale du CHU de Tours.
Dernière mise à jour : 08-02-2011