Le poumon ne contenant pas de terminaison nerveuse, l’apparition d’une tumeur pulmonaire ne provoque pas directement de douleur. Celle-ci devient perceptible quand une tumeur atteint certains tissus comme la plèvre, ou lorsqu'elle appuie sur des structures nerveuses avoisinantes. La tumeur peut également comprimer ou envahir d’autres organes et provoquer d’autres symptômes. C’est pourquoi une toux rebelle, un essoufflement, des infections bronchiques répétées, des crachats de sang (même minimes), une modification de la voix ou un gonflement permanent du cou et de la face, doivent amener à consulter.
Le cancer du poumon peut aussi se manifester à travers des symptômes généraux : fatigue, amaigrissement, fièvre prolongée, maux de tête, phlébites, troubles nerveux avec confusion, gonflement progressif de l'extrémité des doigts en « baguettes de tambour ». Ces symptômes ne sont pas « spécifiques » du cancer, c'est-à-dire qu’ils peuvent être causés par d'autres maladies. Il est important de consulter un médecin si l'un d'eux persiste plusieurs jours, d'autant plus en cas de tabagisme.
Toute maladie doit être diagnostiquée et traitée le plus tôt possible, particulièrement dans la pathologie cancéreuse.
Le cancer du poumon apparaît le plus souvent entre 45 et 70 ans. En cas de symptômes suspects, le médecin peut prescrire une radiographie pulmonaire. D'autres examens comme la fibroscopie bronchique (ou endoscopie bronchique, ou bronchoscopie) et le scanner peuvent également être pratiqués dans certains cas.
Actuellement, il n'existe pas d'examen de dépistage du cancer du poumon qui soit validé. Certains tests sont cependant à l'étude.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Dr Benjamin Besse, oncologue médical dans le département de médecine de l’Institut Gustave Roussy, à Villejuif.
Dernière mise à jour : 08-02-2011