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Oncogériatrie : les soins de support

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Pour tous les malades du cancer, et plus particulièrement les personnesâgées, les soins de support sont une aide considérable en matière dequalité de vie. La maladie elle même mais aussi son traitement peuventen effet avoir des conséquences très lourdes. Il convient donc de lesprendre en charge de diverses manières.

Les soins de support rassemblent toutes les approches, médicamenteuses ou non, qui permettent de garantir la quali-té de vie du malade pendant le traitement de son cancer et par la suite. Il vise notamment à réduire ou supprimer les effets secondaires des traitements, et sont donc particulièrement importants chez les personnes âgées qui sont fragiles. Les soins de support doivent s’articuler en fonction de l’état général du patient, et d’éventuels facteurs de comorbidité. Ils doivent être évalués au fur et à mesure de la mise en place du traitement et adaptés à chaque étape afin de minimiser d’éven-tuelles complications. Ils ne peuvent être envisagés que dans une vision globale du patient et non pas uniquement de sa maladie.

La kinésithérapie, la prise en charge de la douleur, la mise en place d’une alimentation adaptée, des consultations avec des psycho-oncologues sont autant d’approches utiles aux malades. Cela doit être envisagé dans la continuité des traitements anticancéreux. Un suivi social peut aussi être envisagé pour les personnes qui en ont besoin.

Un suivi psychologique. Alors que la recherche médicale progresse, l’accompagnement psychologique des patients atteints d’un cancer n’est pas toujours à la hauteur. Pourtant, cette maladie ne s’attaque pas uniquement à l’organisme, les conséquences psychologiques peuvent atteindre la qualité de vie du malade jusqu’à réduire les chances de guérison. Les malades traités pour un cancer doivent souvent faire face à l’anxiété, voire à la dépression. Cette dernière est plus particulièrement fréquente chez la personne âgée mais plus difficile à diagnostiquer car les manifestations peuvent être différentes de chez le jeune adulte (agressivité plutôt que repli sur soi). Il existe des consultations spécialisées dans le suivi psychologique des malades du cancer qui peuvent aussi s’adresser à leur entourage.

Dossier réalisé avec le concours du Pr Olivier Saint-Jean, chef du service de gériatrie à l'Hôpital européen Georges Pompidou (Paris) et responsable de l'unité pilote en oncogériatrie de l'ouest parisien.

Dernière mise à jour : 08-02-2011

 

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