Les substances cancérogènes sont classées par la réglementation européenne en trois catégories (voir l'article sur les agents cancérogènes) qui sont soumises à une obligation d’étiquetage. Les étiquettes sont les mêmes dans toute l’Europe. La mise en œuvre du nouveau système européen d’étiquetage est obligatoire à compter du 1er décembre 2010. Ces étiquettes sont constituées d’un pictogramme et d’une phrase explicative sur le risque encouru.

L’absence d’étiquette ne signifie pas pour autant que le produit n’est pas cancérogène. Même en l’absence d’étiquette ou si l’étiquette est a priori anodine, il est toujours préférable de se renseigner avant de manipuler un produit. Il a pu, par exemple, être transvasé à partir d’un autre récipient. Par ailleurs, tous les agents cancérogènes ne sont pas soumis à l’obligation d’étiquetage. C’est notamment le cas de ceux issus de procédés qui font cependant l’objet d’une réglementation particulière, comme les poussières de bois, les fumées de diesel, l’exposition à l’aluminium…
Tous les produits étiquetés font l’objet d’une « Fiche de données de sécurité ». Cette fiche doit comporter 16 points. Elle donne notamment des informations utiles sur la prévention en matière de santé et de sécurité, sur les moyens de protection individuelle et les mesures à prendre en cas d’urgence. Cette fiche n’est pas confidentielle et elle doit être mise à la disposition des utilisateurs. Il convient toutefois de faire attention. En effet, cette fiche peut être incomplète, et surtout imprécise en donnant des indications d’ordre trop général.
Ce dossier a été réalisé en partenariat avec la FNATH, associaton des accidentés de la vie, représentant les victimes d'un cancer d'origine professionnelle.
Dernière mise à jour : 08-02-2011