Chez les jeunes hommes dont le testicule n’est pas descendu pendant l’enfance (testicule ectopique ou cryptorchidie), le risque de cancer est multiplié par environ 35. Il faut cependant préciser que cette affection est peu commune et que 6 % seulement des cancers du testicule surviennent chez des hommes souffrant de cryptorchidie.
L’opération d’un testicule ectopique dans l’enfance ne protège pas totalement du risque ultérieur de cancer mais facilite la surveillance puisque le testicule est rendu palpable.
Un autre facteur de risque est la diminution de taille du testicule, encore appelée atrophie testiculaire, qui résulte en particulier des oreillons ou d’un traumatisme.
Les patients porteurs du virus VIH ont eux aussi un risque majoré de cancer du testicule.
Parmi les facteurs favorisants, il semblerait que la consommation de cannabis et, à un moindre degré, celle de tabac, puissent majorer le risque de cancer. Par opposition aux formes habituelles, celles qui sont liées au cannabis surviennent plus tard dans la vie.
Récemment, certains cancérologues ont émis l’hypothèse d’une majoration du risque de cancer en relation avec l’exposition à certains produits hormonaux au cours de la vie fœtale : le distilbène et d’autres hormones, certains pesticides et d’autres produits qui induisent un dérèglement hormonal.
A la lumière des études disponibles, il ne semble pas que les cancers du testicule aient un caractère héréditaire. Néanmoins une surveillance plus rapprochée des frères du patient doit être mise en place.
Dossier réalisé avec le concours du Docteur Olivier Dumonceau, urologue à l'hôpital Saint-Joseph à Paris
Dernière mise à jour : 08-02-2011