De la puberté jusqu’à 74 ans, la fréquence du cancer de l’ovaire progresse à mesure que la femme avance en âge.
Un nombre important d’ovulations au cours de la vie accroit manifestement le risque de cancer de l’ovaire mais aussi le caractère agressif de celui-ci. Sans doute la succession de rupture- cicatrisation de « l’enveloppe » de l’ovaire lors de la libération mensuelle d’un ovule favorise-t-elle l’apparition d’anomalies génétiques à l’origine de la cancérisation. Ainsi, une puberté tardive, une ménopause précoce, les périodes de grossesse et d’allaitement, diminuent ce risque.
La prise d’un contraceptif oral empêchant l’ovulation réduit à elle seule cette menace de 40%. Le nombre croissant de femmes sous pilule laisse donc espérer une diminution certaine des nouveaux cas de cancer ovarien dans les années à venir.
Longtemps soupçonnés de favoriser le cancer au niveau des ovaires, la stimulation de l’ovulation dans le cadre d’une procréation médicalement assistée a récemment été innocentée. Quant au traitement substitutif à la ménopause, il n’augmenterait que très peu le risque de développer ce type de cancer.
On estime que 5 à 10% des cancers de l’ovaire sont liés à une prédisposition génétique. Le cancer frappe alors en moyenne dix ans plus tôt. La transmission d’une altération sur le gène BRCA1, plus rarement sur le gène BRCA2 (gènes impliqués dans la réparation de l’ADN) est responsable de plus de 80% des formes héréditaires de cancers du sein et de l’ovaire. Le risque cumulé à 70 ans de cancer de l’ovaire est de l’ordre de 40% si BRCA1 est touché, et de 10% si BRCA2 est concerné.
Le saviez-vous ? Selon une étude publiée début 2009, l’effet protecteur de la pilule diminuerait très lentement après l’arrêt du contraceptif oral, au point d’être encore intéressant lorsque celui-ci remonte à plus de 30 ans.
Dernière mise à jour : 11-12-2009