Ce virus est très répandu dans la population : plus de 90 % des adultes l’ont rencontré au cours de leur vie. Dans la majorité des cas, l’infection concerne les jeunes enfants et elle est totalement asymptomatique. Contracté plus tard, le virus peut provoquer une maladie sans gravité et qui guérie spontanément : la mononucléose infectieuse.
De nombreuses données épidémiologiques indiquent que le virus Epstein Barr pourrait parfois être impliqué dans le développement de la maladie de Hodgkin. Sa trace est en effet retrouvée dans les cellules malades de 20 à 50 % des patients souffrant de ce type de lymphome. Toutefois, compte-tenu de la fréquence très élevée des infections à EBV et de la rareté du lymphome de Hodgkin, il reste à comprendre comment le virus va conduire au développement de la maladie cancéreuse seulement dans certains cas.
Stop aux rumeurs ! Des rumeurs accusaient l'ablation des amygdales (amygdalectomie) et l'ablation de l'appendice (appendicectomie) d'être à l'origine de certains cas de maladie de Hodgkin. Des travaux scientifiques ont réfuté cette hypothèse.
Elle semble jouer un rôle dans le développement de la maladie de Hodgkin, bien que les cas familiaux de la maladie soient rares.
La courbe d'incidence de la maladie de Hodgkin présente deux pics : pratiquement nul chez les enfants, le nombre de cas augmente chez les adolescents et atteint un pic chez les jeunes adultes de 25 ans. L’incidence diminue ensuite, avant d’augmenter à nouveau pour atteindre un second pic chez les cinquantenaires.
La maladie de Hodgkin est nettement plus fréquente chez les hommes que chez les femmes, sans que l’on puisse aujourd’hui expliquer cette différence.
Ce dossier a été réalisé en partenariat avec le site internet InfoCancer.
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| Pour en savoir plus sur les facteurs de risque de maladie de Hodgkin, rendez-vous sur le site InfoCancer |
Dernière mise à jour : 08-02-2011