
L’exposition à un certain nombre de facteurs, évitables ou non, peut être associée à l’apparition d’un cancer. Lorsqu’une personne a été exposée à un ou plusieurs de ces facteurs, elle ne développera pas nécessairement la maladie, mais son risque de cancer s’élève. On distingue trois grandes catégories de facteurs de risque de cancer du rein.
Les personnes présentant une insuffisance rénale terminale traitée par dialyse* et celles ayant reçu une greffe de rein ont un risque de cancer du rein supérieur au reste de la population. Dans une moindre mesure, le risque est également accru chez celles qui présentent une hypertension artérielle, une obésité ou un diabète.
Le tabagisme est un des principaux facteurs de risque de cancer du rein. L’exposition à d’autres toxiques (cadmium, plomb, hydrocarbures, trichloroéthylène...), généralement émis dans un environnement professionnel, peut également augmenter le risque de développer la maladie.
Dans certaines familles, le risque de cancer du rein est supérieur à celui observé dans le reste de la population. Le phénomène est lié à la transmission héréditaire de gènes qui augmentent les risques de développer un cancer. Toutefois, cette situation est rare : seuls 1 à 2 % des cas de carcinomes rénaux à cellules claires sont d’origine familiale. Ils sont essentiellement liés à la maladie de von Hippel-Lindau, mais aussi à des maladies héréditaires très rares comme la sclérose tubéreuse de Bourneville ou le syndrome de Birt-Hogg-Dubé (pour en savoir plus : www.orpha.net , site Internet recensant les maladies rares).
Dossier réalisé avec le concours du Pr Jean-Jacques Patard, urologue à l’hôpital Bicêtre (Kremlin Bicêtre) et du Dr Bernard Escudier, président de l’association ARTUR (« Association pour la Recherche sur les Tumeurs du Rein ») et responsable du Comité Onco-Urologie à l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif).
Crédits Photo : Istockphoto
Dernière mise à jour : 14-09-2011