Les facteurs de risque à l'origine du cancer colorectal
Le mode de vie modifie le risque de cancer colorectal. L'effet protecteur de l'activité physique est établi, de même que l'effet néfaste du surpoids, d'une alimentation riche en graisses animales et de l’alcool.
Si les causes exactes du cancer colorectal sont encore mal connues, un certain nombre de facteurs peuvent augmenter ou diminuer le risque.
- Le cancer colorectal semble être associé à un régime alimentaire riche en viande rouge et charcuterie et en boissons alcoolisées.
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Le surpoids ou l’obésité augmente aussi le risque de cancer colorectal.
- En revanche, l’activité physique diminue ce risque.
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Les substances toxiques, persistantes et solubles dans le gras : Certains pesticides, dont les polychlorobiphenyles (PCB), apportés par l’alimentation (viande, poissons gras..) et évacués via les excréments seraient potentiellement cancéro-gènes pour la muqueuse intestinale.
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Le tabac : comme dans de nombreux autres cancers, le rôle néfaste du tabac a été mis en évidence dans les tumeurs colorectales.
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Le genre : Si le cancer colique est aussi fréquent chez l'homme que chez la femme, le cancer du rectum reste plus fréquent chez l'homme.
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L'âge : rares avant cinquante ans, les cancers colorectaux sont assez fréquents vers 65 ans.
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Les maladies inflamatoires chroniques de l’intestin, notamment la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse : après une vingtaine d'années d’inflammation de la muqueuse du côlon, le risque d'avoir un cancer est d'environ un tiers supérieur si l’ensemble du côlon est atteint.
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Les antécédents de certains autres cancers.
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L'hérédité : le risque d'avoir un cancer colorectal est plus élevé si un proche en a eu un. Le fait d’avoir un parent du premier degré (père, mère, frère ou sœur) atteint, multiplie par trois le risque de survenue d’un cancer colorectal. Le risque est d'autant plus fort qu'il y a de personnes atteintes dans la même famille et que ces cas ont été découverts jeunes.
Des familles à très haut risque ont été identifiées, où les membres présentent une mutation génétique spécifique qui les prédispose au cancer colorectal.
Les formes familiales de cancers colorectaux
Selon l’Institut national de veille sanitaire, les cancers héréditaires représentent moins de 5 % de l'ensemble des cancers colorectaux et surviennent avant 40 ans, plus particulièrement au niveau du colon droit.
Dans la polypose recto-colique familiale (en anglais FAP pour « familial adenomatous polyposis »), de nombreux polypes apparaissent chez tous les porteurs d’une mutation du gène Apc. Le risque de survenue de cancer colorectal à l’âge adulte étant quasi certain, on procèdera à des coloscopies (voir Les symptômes et le diagnostic page 12 et 13) courtes annuelles dès l’âge de 10 ans. Si le diagnostic de polypose est confirmé, une ablation totale du côlon dès la fin de la puberté (vers 17-18 ans) permet d’éviter la cancérisation.
Le syndrome de Lynch ou cancer héréditaire du côlon sans polypose (en anglais HNPCC pour « hereditary non polyposis colon cancer ») est caractérisé par des anomalies sur des gènes codants notamment pour les protéines de réparation de l’ADN appelées Msh2 et Mlh1. Le côlon apparaît sain en coloscopie, le risque de cancer est moindre, mais il reste très élevé et la surveillance est nécessaire par des coloscopies totales tous les deux ans dès l’âge de 20 à 25 ans.
En savoir plus sur le cancer colorectal et ses prédispositions génétiques
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Michel Ducreux, chef de l’unité de gastroentérologie à l’Institut Gustave Roussy.
Dernière mise à jour : 24-03-2011

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