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Les facteurs de risque à l'origine des leucémies de l'adulte

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Il est très délicat de corréler rigoureusement une maladie leucémique avec un facteur de risque spécifique. Cependant, certains facteurs sont identifiés : ils sont essentiellement d’ordre génétique.

Les facteurs génétiques

Le chromosome de Philadelphie retrouvé chez les patients atteints de leucémie myéloïde chronique est l’exemple typique de l’influence d’une anomalie génétique sur la survenue d’une leucémie. D’autres anomalies chromosomiques sont également associées à certaines leucémies. Ainsi, la trisomie 21 et les  altérations du génome caractérisant diverses maladies rares (Li-Frauméni,  neurofibromatoses, ataxie-télangiectasie, Fanconi… Pour en savoir plus : www.orpha.net, site Internet recensant les maladies rares) augmentent le risque de leucémie.

Il existe également des cas familiaux de leucémie, avec ou sans facteur  génétique identifié.

Des données épidémiologiques suggèrent en outre l’existence d’une susceptibilité génétique liée à l’origine ethnique. Certaines leucémies sont nettement plus fréquentes dans certains sous-groupes de la population humaine que dans d’autres. Pour exemple, la leucémie lymphoïde  chronique est très rare chez les  personnes d’origine asiatique.

Les facteurs non génétiques

Certains traitements ou contaminants  environnementaux peuvent produire des altérations génétiques suscep- tibles d’augmenter le risque de  leucémie : les radiations ionisantes, les pesticides, le benzène, les chimiothérapies… sont autant de substances incriminées. Toutefois, le lien de causalité entre l’exposition à ces substances et le développement d’une leucémie n’est pas toujours parfaitement élucidé.

Des pathologies infectieuses d’origine virale pourraient aussi expliquer certains cas de leucémies. C’est notamment le cas des infections par le virus d’Epstein-Barr qui sont souvent à l’origine des leucémies aiguës lymphoïdes à lymphocytes B matures.

Dossier réalisé avec le concours du Pr Didier Blaise du département d’onco-hématologie et de transplantation et thérapie cellulaire à l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille et du Pr émérite Eliane Gluckman, directeur scientifique d’Eurocord, AP-HP, Université Paris VII Hôpital Saint-Louis à Paris. 

Crédit photo : Dept. of clinical cytogenetics, Addenbrookes Hospital/SPL/Phanie

Dernière mise à jour : 22-12-2011

 

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