Au total, un à deux tiers des cancers de la vessie seraient liés au tabac. Il est en effet bien établi que les fumeurs ont un risque de développer un cancer de la vessie qui est deux à quatre fois plus important que les non-fumeurs. Il apparaît en outre que plus le tabagisme est important et/ou ancien, et plus le risque tumoral est accru.
Certains produits utilisés en milieu professionnel augmentent également le risque de cancer de la vessie. C’est notamment le cas des amines aromatiques, des substances reconnues comme cancérigènes, employées dans l’industrie du goudron, des pneumatiques ou du textile. Des mesures de prévention ont été mises en place dans ces entreprises afin de diminuer le risque de cancer lié à ces activités professionnelles.
Il est démontré que les infections urinaires chroniques et/ou récidivantes augmentent le risque de cancer de la vessie, notamment chez les femmes. Dans certains pays, essentiellement africains, l’infection par un parasite (schistosome) a aussi été identifiée comme facteur de risque de développement de tumeurs de la vessie. Dans la majorité des cas, ces infections augmentent le risque de tumeurs non urothéliales.
D’autres paramètres pourraient aussi augmenter le risque de cancer de la vessie : certains médicaments (comme le cyclophosphamide), l’hérédité, le café… Des études scientifiques visant à explorer ces différentes pistes sont en cours.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Pascal Rischmann, chef du service urologie au CHU de Toulouse.
Dernière mise à jour : 08-02-2011