Les cellules cancéreuses se multiplient de façon anarchique, beaucoup plus rapidement que les cellules normales. Les traitements de chimiothérapie sont destinés à détruire les cellules tumorales en ciblant le moment vulnérable où elles se répliquent. Les traitements de chimiothérapie n’étant pas spécifiques des cellules cancéreuses, ils peuvent malheureusement détruire des cellules saines au moment de leur propre prolifération.
Cet inconvénient est à l’origine des principaux effets secondaires du traitement : plus un type de cellule se multiplie fréquemment, plus il sera sensible au médicament et constituera le siège des effets secondaires. C’est ce qui explique que la plupart de ces évènements indésirables concernent les cheveux (kératinocytes), les globules rouges, les globules blancs, les plaquettes ou l’estomac (cellules de la muqueuse gastrique).
Le profil d’effets secondaires est différent pour chaque molécule de chimiothérapie utilisée.
Si la chimiothérapie est généralement bien tolérée, certains médicaments entraînent parfois des effets secondaires liés à l’administration elle-même. L’administration du traitement est faite sous surveillance : il est néanmoins recommandé aux patients de signaler toute brûlure, sensation de froid, douleur, gonflement ou rougeur au point d’injection, tout inconfort immédiat ou fièvre au moment ou immédiatement après la perfusion.
La plupart des effets secondaires de la chimiothérapie se manifestent à distance du traitement. Les principaux effets indésirables sont détaillés dans les articles listés ci-dessus.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Tournigand, médecin au service d’oncologie médicale à l’Hôpital Saint-Antoine (Paris).
Dernière mise à jour : 28-01-2011