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Robert Hipskind, chercheur sur le cancer du sein

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Chercheur à l’Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier. Sujet de recherche : le cancer du sein

Après des années consacrées à la recherche en Suisse et en Allemagne, le Docteur Robert Hipskind poursuit depuis 15 ans ses travaux à l’Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier. Il est actuellement en charge d’un projet financé par l’ARC sur les mécanismes biologiques impliqués dans le cancer du sein et le processus métastasique

Quelles sont les motivations ou les circonstances qui vous ont amené à la recherche sur le cancer du sein ?

Tout d’abord, l’histoire de ma famille du côté maternel. Ma mère et ma grand-mère sont décédées d’un cancer du sein. Vous comprenez donc ma motivation à lutter contre ce cancer en particulier. Ensuite, ce sont un peu les hasards de la recherche. Il se fait que nous avons trouvé une piste très intéressante, une voie évidente dans l’apparition du cancer du sein, ce qui naturellement me motive encore plus à chercher.

Quel est l’objectif de vos travaux en cours sur le cancer du sein ?

Depuis début 2010, mon équipe et moi-même recherchons des gènes et des molécules spécifiques au cancer du sein. Notre objectif est d’identifier d’une part une ou plusieurs protéines impliquées dans la cancérisation et d’autre part les signaux et les processus nécessaires pour qu’une cellule évolue en cancer du sein.

Qu’avez-vous découvert à ce jour ?

Nous avons identifié un nouveau mécanisme de contrôle de la protéine cycline D1, protéine impliquée dans le cancer du sein. La prolifération anarchique étant l’une des caractéristiques majeures des cellules cancéreuses, il apparaît qu’une trop forte présence de la cycline D1 favorise les cancers du sein. C’est une découverte importante notamment au niveau d’un diagnostic plus précoce et plus précis de la maladie.

Qu’est-ce que cela signifie pour les patientes atteintes d’un cancer du sein ?

Grâce à la détection de la protéine cycline D1, on pourrait diagnostiquer beaucoup plus de cancers du sein à un stade précoce, surveiller la patiente de plus près, mieux caractériser son cancer à partir d’une biopsie et le traiter d’une manière très ciblée en atténuant fortement les effets secondaires. Les traitements progressent très vite d’une année à l’autre. Ils s’avèrent très efficaces dans 95 % des cas de cancers du sein dépistés à temps. Nos recherches doivent permettre d’améliorer encore le diagnostic, les thérapies, et en définitive le nombre de vies sauvées.

Quel est l’apport de l’ARC dans ce projet ?

Il est essentiel, dans ce projet comme dans beaucoup d’autres depuis des années ! Toutes les avancées que nous faisons depuis 15 ans, nous les devons à l’ARC. Le CNRS finance une plateforme commune pour les différentes unités de recherche comme la nôtre mais c’est l’ARC qui assure le fonctionnement des programmes de recherche que nous menons. Sans l’ARC, mon équipe et moi-même ne pourrions poursuivre nos travaux.

Découvrez le projet du Docteur Hipskind

Crédit photo : Droits réservés 

Dernière mise à jour : 08-11-2011

 

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Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, reconnue d'utilité publique

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