Les cancers du corps de l'utérus débutent presque toujours au niveau de l’endomètre. C’est pourquoi on parle le plus souvent de « cancers de l’endomètre ». Il en existe plusieurs types mais le carcinome est de loin le plus fréquent ; lorsque l’on parle de cancer de l’endomètre, il s’agit donc de cette forme. Tant qu’ils restent localisés (pas d’extension de la tumeur vers d’autres organes), ces cancers sont de bon pronostic.
Les cancers qui se développent dans la partie inférieure et étroite de l’organe sont des cancers du col utérin. Ils présentent la caractéristique de pouvoir être évités grâce à un dépistage régulier. Traités précocement, il s’agit aussi de cancer de bon pronostic.
Les cancers qui se développent dans le muscle utérin (le myomètre) sont des sarcomes, des tumeurs rares.
En 2006, en France, Selon l’Observatoire européen du cancer (OEC), 6 542 nouveaux cas de cancers de l’endomètre ont été recensés et 4 067 nouveaux cas de cancers du col de l’utérus. Toujours en 2006, 1 568 décès ont été liés à un cancer du col de l’utérus et 1 463 liés à un cancer de l’endomètre. Enfin, d’après l’étude Eurocare 4 rendue officielle en 2009, l’espérance de vie à 5 ans des patientes ayant eu un cancer du col de l’utérus est de 67 % et ayant eu un cancer de l’endomètre de 73 %.
Dossier réalisé avec le concours du Dr Patricia Pautier, cancérologue à l’Institut Gustave Roussy, à Villejuif.
Illustration : Jacopin
Dernière mise à jour : 21-10-2009
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