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Les avancées de la recherche sur le dépistage

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La généralisation des programmes de dépistage par les autorités sanitaires permet de prendre en charge précocement un plus grand nombre de cancers. Les chercheurs tentent d’améliorer les tests de dépistage existants. En effet, la réussite des grandes campagnes de dépistage organisé passent par la réalisation de tests très fiables, c’est-à-dire rendant peu de résultats faussement positifs et surtout le moins possible de faux-négatifs.

Dans le dépistage du cancer du côlon, la mise en évidence de sang dans les selles par le test Hemoccult® II est faite à travers une réaction colorée, entre un réactif et le sang, interprétée par une technique visuelle. Des techniques plus sensibles, basées sur une réaction immunologique entre le sang et des molécules spécifiques, permettent aujourd’hui une lecture automatisée de haute précision. Elles permettraient de repérer des tests positifs échappant actuellement à l’examen visuel. Des études pilotes sont actuellement conduites en France pour apprécier si leur utilisation dans le dépistage organisé donne de meilleurs résultats que le test actuel.

Ces dernières années, l’attention particulière se porte sur les cancers ORL et en particulier celui de la bouche. Ainsi depuis 2006, une étude française baptisée DEPISTORL tente d’évaluer l’intérêt d’un dépistage systématique des cancers ORL relativement fréquents comme ceux de la bouche, de la gorge et de l'œsophage. Cette étude s'adresse aux personnes les plus à risque, c’est-à-dire âgées de 40 ans et plus, ayant fumé pendant au moins 20 ans et consommant régulièrement de l'alcool. L’étude souhaite définir si des contrôles réguliers permettent de dépister plus rapidement un cancer ORL par rapport à des personnes non suivies pendant trois ans. Les résultats devraient être connus au cours de l’année 2009.

De plus, l'Institut national du cancer (INCa) et le ministère de la Santé ont lancé fin 2008 une campagne nationale de formation pour les chirurgiens-dentistes et les praticiens pratiquant un examen buccal. Elle permet à tous ces professionnels de santé d'améliorer leurs connaissances dans le dépistage précoce des lésions suspectes de la bouche.

Dans le cancer du poumon, il n’existe pas actuellement de dépistage organisé, car la radiographie n’est ni suffisamment sensible, ni suffisamment spécifique. D’autres techniques sont actuellement à l’étude, comme le scanner hélicoïdal, qui est un scanner de plus haute précision que le scanner classique, qui apporte une reconstitution en trois dimensions de l’organe. L’idée serait de le proposer sélectivement à tous les sujets à risque. Pour l’heure, le coût élevé de cette technique semble un frein à un dépistage systématique, d’autant plus que de premières données montrent qu’il ne permettrait pas de modifier de façon significative le pronostic des patients diagnostiqués. D’autres études sont en cours.

Dernière mise à jour : 13-12-2009

 

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