Devant le manque de greffons, de nombreuses études cherchent à définir quels sont les patients qui profiteront le plus d’une greffe. D’autres travaillent à l’amélioration de la phase d’attente : des stratégies telles que les traitements ablatifs locaux pourraient être proposées à certains patients qui attendent une greffe. Il faudra cependant patienter de longues années pour savoir si cette alternative est efficace sur le long terme.
À côté des méthodes déjà utilisées, d’autres traitements ablatifs sont aujourd’hui développés. Elles utilisent par exemple le froid ou la radiothérapie, délivrée localement. D’autres se fondent sur l’association de plusieurs techniques ablatives locales ou d’une technique ablative locale avec une chimioembolisation.
La recherche clinique relative au développement de nouveaux protocoles de chimiothérapie est très intense. Des traitements d’immunothérapie c’est-à-dire des traitements utilisant des molécules de l’immunité (interleukine, interféron) pour combattre le cancer sont aussi étudiés.
Mais c’est surtout dans le domaine des thérapies ciblées que les attentes et les espoirs sont les plus forts : de nombreuses molécules sont à l’étude. On compte d’abord plusieurs molécules de la même famille que le sorafenib (inhibiteurs de multikinase) : le sunitinib, l’erlotinib ou encore le lapatinib. D’autres types de thérapies ciblées sont aussi évalués, se fondant notamment sur l’utilisation d’anticorps monoclonaux. Ces molécules permettent de bloquer des mécanismes essentiels à la croissance des cellules cancéreuses. Selon les cas, ils ciblent une des étapes de multiplication des cellules tumorales ou bien le développement des vaisseaux sanguins qui les alimentent. Les inhibiteurs de mTOR constituent une autre classe de médicaments développée dans le but de d’inhiber la croissance tumorale. La molécule la plus étudiée est le bortézomib.
L’ensemble de ces travaux alimente deux espoirs :
Associer deux thérapies ciblées, associer une chimiothérapie avec une thérapie ciblée ou encore un traitement ablatif local et un traitement médicamenteux sont aussi des pistes étudiées pour optimiser le traitement des cancers hépatiques.
Dossier réalisé avec le concours du Docteur Jean Faivre, médecin au service d'hépato-gastro-entérologie au CHU de Dijon.
Dernière mise à jour : 08-02-2011