Le scanner est un appareil dont le fonctionnement se fonde sur le même principe que la radiographie, c’est-à-dire sur l’utilisation de rayons X. Au lieu d’une seule image plane, il permet d’obtenir une série de plusieurs clichés représentant la zone scannée en coupe, sur différentes épaisseurs.
Par ailleurs, la sensibilité de l’appareil est beaucoup plus fine que celle de la radiographie classique ; le scanner est donc souvent utilisé pour étudier une anomalie initialement détectée par radiographie ou par échographie.
Le scanner est utile pour observer la plupart des régions du corps : thorax, abdomen… Il permet d’étudier des organes difficiles à visualiser en radiographie, comme le pancréas, le foie, les poumons, la rate, la vessie ou les reins.
Le scanner est formé d’un anneau, comprenant le faisceau de rayons X et les détecteurs. Il tourne autour d’une table sur laquelle le patient est allongé. Le mouvement de l’anneau permet d’acquérir des images d’une région du corps en coupe, tous les 1 à 10 mm. Pour mieux visualiser certains organes, une injection intraveineuse de produit de contraste peut être nécessaire.
L’examen dure généralement une dizaine de minutes. L’équipe d’accueil sort de la pièce lors de l’examen : un technicien dirige le scanner depuis une pièce voisine, séparée de la salle d’examen par une vitre. Il demande régulièrement au patient de retenir sa respiration durant quelques secondes pour que les clichés ne soient pas flous.
Si le scanner n’est pas un examen douloureux, il peut s’avérer stressant pour certaines personnes. Un système de micro permet au patient de pouvoir s’adresser à l’équipe à tout moment en cas de problème.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Nicole Tubiana-Mathieu, chef du service d'oncologie médicale à l'Hôpital Dupuytren (Limoges)
Dernière mise à jour : 02-03-2011