
Ces examens consistent en une simple prise de sang et en une analyse d’urine.
En pratique, le patient est allongé sur une table d’examen placée au centre d’un grand anneau contenant la source de rayons X. L’examen dure quelques minutes. Le patient doit rester immobile pendant que l’anneau circule le long de la table pour balayer la région à étudier. Les images sont collectées par un ordinateur, puis traitées et analysées par les professionnels en charge de l’examen. La même procédure est ensuite réalisée une deuxième fois, après injection d’un produit de contraste par voie intraveineuse. La comparaison des deux séries d’images permet de mieux observer les organes et les vaisseaux de la région de l’abdomen. L’ensemble permet de confirmer la présence d’une tumeur rénale, d’en déterminer la localisation, et d’en préciser la nature.
Effectuer une biopsie consiste à prélever un échantillon d’un tissu suspecté d’être anormal afin de l’analyser au microscope. Cet examen permet de confirmer ou non le caractère cancéreux d’une anomalie détectée par scanner ou IRM et d’en déterminer précisément le type.
Si l’anomalie détectée est de petite taille et qu’elle peut être retirée par chirurgie, les médecins ne pratiquent pas nécessairement de biopsie : ils retirent directement l’ensemble du tissu suspect. Cependant, l’usage de la biopsie se répand de plus en plus afin d’éviter l’opération de tumeurs bénignes sur des terrains fragiles. Cet examen est aussi pratiqué lorsque le patient a déjà eu un cancer afin de déterminer s’il s’agit ou non d’une tumeur secondaire (métastase), ou lorsque l’ablation de l’anomalie par chirurgie n’est pas envisagée ou impossible.
En pratique, les biopsies sont réalisées sous anesthésie locale. Le geste n’est pas douloureux. Le médecin utilise une aiguille fine avec laquelle il pique la peau au niveau du rein atteint. Il la dirige vers la lésion à prélever en utilisant une sonde d’échographie ou sous scanner. Une fois son extrémité au contact de la masse anormale, un échantillon de tissu est prélevé et est ensuite analysé au microscope.
Lorsque le diagnostic est confirmé, les médecins doivent dresser un bilan clinique complet afin de connaître le degré précis d’évolution du cancer, et de rechercher une éventuelle atteinte secondaire (métastases). Ce bilan peut nécessiter des examens spécifiques dont la nature dépend des signes cliniques présentés par le patient et du résultat des premiers examens. Il permettra de choisir la stratégie thérapeutique la plus adaptée.
| La classification du cancer rénal Les cancers du rein, comme les autres maladies tumorales, sont classés selon leur stade d’évolution. La classification utilise le système TNM qui décrit l’évolution locale de la Tumeur (T), son extension aux ganglions lymphatiques voisins (N), et son éventuelle dissémination sous forme de Métastases (M).
- T1 indique une tumeur de moins de 7 cm ; - T2 indique une tumeur de plus de 7 cm restant localisée dans le rein ; - T3 indique que la tumeur s’est propagée à la capsule rénale ; - T4 indique que la tumeur s’est propagée aux organes voisins.
Parallèlement, le grade de Furhman est utilisé pour caractériser la tumeur : c’est un système de notation qui décrit la différence entre les cellules cancéreuses et les cellules normales du rein. Plus elles sont différentes et plus la tumeur est agressive : le grade 1 est utilisé pour qualifier des cellules tumorales assez ressemblantes aux cellules normales. à l’inverse, le grade 4 caractérise les cellules très différentes qui se divisent rapidement. |
Dossier réalisé avec le concours du Pr Jean-Jacques Patard, urologue à l’hôpital Bicêtre (Kremlin Bicêtre) et du Dr Bernard Escudier, président de l’association ARTUR (« Association pour la Recherche sur les Tumeurs du Rein ») et responsable du Comité Onco-Urologie à l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif).
Crédits Photo : BSIP/Belmonte
Dernière mise à jour : 14-09-2011