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Le diagnostic du cancer du cerveau

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Pour poser le diagnostic, l’imagerie médicale est un outil essentiel.

L’examen clinique

Le médecin interroge d’abord le patient : il récapitule avec lui son histoire médicale, ses antécédents familiaux et les signes cliniques qui pourraient faire suspecter une tumeur au niveau du cerveau. Ensuite, il pratique un examen clinique. Grâce à lui, le médecin peut explorer les fonctions neurologiques selon la description des symptômes faite par le patient. Il vérifie la qualité de l’ouïe, de la vision, du toucher, de la coordination des gestes, des réflexes… En insistant plus particulièrement sur les fonctions affectées par les symptômes ressentis par le patient.

Pour voir si le patient présente ou non une hypertension intracrânienne, le médecin peut réaliser un fond d’œil : il s’agit d’une inspection de la rétine et de la base du nerf optique (ou « papille ») grâce à une grosse lentille placée entre l’œil et le médecin. Le médecin recherche un œdème, c’est-à-dire un gonflement de la papille qui serait dû à l’hyperpression subie par la boîte crânienne.

Enfin, il prescrit un bilan sanguin pour faire le point sur les éventuelles anomalies biologiques associées : inflammation, modification de la numération formule sanguine (nfs, examen qui permet d’analyser les trois catégories de cellules sanguines : les globules rouges, blancs et les plaquettes), etc.

L’imagerie

Deux examens d’imagerie sont nécessaires pour établir le diagnostic :

en première intention, un scanner ou une tomodensitométrie (TDM) est prescrit. Il est efficace pour repérer  80 % des tumeurs. En savoir plus sur le scanner
l’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet d’identifier les tumeurs qui auraient échappé au scanner. Elle permet aussi de mieux décrire la tumeur – localisation exacte, taille… – et de prendre des repères pour les traitements locaux qui seront utilisés (chirurgie et/ou radiothérapie). Enfin, l’examen de toutes les images de l’encéphale réalisées grâce à l’IRM permet de repérer d’éventuelles métastases ou localisations secon­daires du cancer au niveau du cerveau. En savoir plus sur l'IRM

Pour les deux examens, il est parfois nécessaire d’injecter un produit de contraste par voie intraveineuse. Celui-ci permet de rendre certaines structures cérébrales plus visibles et ainsi plus faciles à étudier.

Les autres examens

Au cas par cas, le médecin peut prescrire d’autres examens :

L’artériographie (ou angiographie) cérébrale consiste à injecter un produit de contraste par voie intraveineuse, pour visualiser sous scanner les artères et les veines du cou et du cerveau. Elle met ainsi en évidence les voies par lesquelles la tumeur est alimentée en sang.
La ponction lombaire permet de prélever du liquide céphalorachidien qui est en contact direct avec les structures cérébrales. Son analyse permet de rechercher des cellules tumorales qui seraient passées dans le liquide et donc de préciser le diagnostic. En pratique, la ponction lombaire consiste à introduire une fine aiguille dans le bas de la colonne vertébrale, après anesthésie locale. Une fois l’aiguille introduite, le médecin prélève un échantillon de liquide céphalorachidien pour le soumettre à une analyse.

La biopsie est le dernier geste qui permette de confirmer le diagnostic avec certitude. Il s’agit de prélever un échantillon de tissus de la tumeur. Elle peut être réalisée selon deux techniques :

la biopsie stéréotaxique : le terme stéréotaxie se rapporte à l’utilisation d’un cadre de stéréotaxie, c’est-à-dire un cadre métallique posé autour du crâne et qui offre des points de repères précis pour intervenir. Dans ce cas, le cadre est placé sous anesthésie locale et est maintenu pendant deux temps successifs : une imagerie par scanner ou IRM, au cours duquel le site de la tumeur est repéré et traduit en coordonnées spatiales à partir des graduations du cadre, puis l’intervention elle-même au cours de laquelle le chirurgien peut repérer la zone à cibler (précision au millimètre près). Cette technique limite l’ampleur de l’intervention puisqu’un petit trou dans la boîte crânienne (trépanation) suffit, sous anesthésie locale. Guidé par l’imagerie, le chirurgien introduit une aiguille pour prélever un échantillon de la tumeur sous imagerie de contrôle. Le prélèvement est ensuite analysé.
la biopsie après craniotomie : cette option est choisie lorsque les suspicions de tumeurs sont très fortes ou que l’urgence ne permet pas d’attendre une procédure stéréotaxique. Dans ce cas, la boîte crânienne est ouverte sous anesthésie générale : la tumeur est retirée d’emblée. Un échantillon est analysé pour confirmer la nature de la tumeur.

En savoir plus sur les biopsies 

Si le diagnostic est confirmé, le choix du traitement dépend de la localisation et de la nature de la tumeur, mais aussi du patient lui-même (âge, état général). Un bilan complet est réalisé par une équipe pluridisciplinaire pour déterminer le traitement le plus adapté. 

Crédit photo n°1 : BATCO-JOUBERT / PHANIE : lors du diagnostic d'un cancer du cerveau, l'imagerie par résonnance magnétique (IRM) vient compléter les informations fournies par le scanner, parfois insuffisantes.

Crédit photo n°2 : GARO / PHANIE : utilisée pour confirmer avec certitude le diagnostic de cancer, la biopsie consiste à prélever un échantillon de la tumeur pour analyse. 

Dossier réalisé avec le concours du Professeur Khê Hoang-Xuan, neuro-oncologue à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) 

Dernière mise à jour : 08-02-2011

 

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