Le dépistage s’effectue notamment à l’aide du test Hemoccult II® qui consiste à rechercher un saignement microscopique (non visible à l’œil nu) dans les selles. En effet, très souvent les gros polypes et les cancers de l’intestin saignent de façon très discrète et non visible.
Il consiste à étaler soi-même très peu de matière fécale (l’équivalent d’une lentille) sur l’emplacement réservé en carton, pendant deux jours de suite. Plié, ce carton est envoyé au laboratoire qui procédera à la recherche de sang fécal.
- Si le test Hemoccult II® est négatif, il faudra le renouveler tous les deux ans.
- Si le test est positif, il conviendra d’effec-tuer un examen appro-fondi de l’intestin par une coloscopie qui permettra de visualiser la muqueuse colique et les lésions.
Un test positif n’est pas forcément synonyme de cancer (d’autres causes de saignement digestif existent), mais justifie toujours une exploration de l’intestin. Inversement, la sensibilité de Hemoccult II® n’étant que d’environ 50 % (source Invs, 2009), un cancer sur deux n'est pas détecté par ce test. Cependant, le dépistage systématique reste intéressant en termes de santé publique puisqu’il permet de réduire de 16 à 20 % la mortalité due au cancer colorectal.
Le dépistage individuel chez les personnes à haut risque permet de réduire la fréquence et la mortalité du cancer colorectal. Dans ce cas, les méthodes de dépistage s’appuient sur la coloscopie et des tests génétiques. En cas d'antécédent de cancer colorectal chez un parent du premier degré de 60 ans ou plus, un dépistage par coloscopie tous les cinq ans est recommandé à partir de l'âge de 40 ans. Si le cancer colorectal a été diagnostiqué avant 60 ans, la coloscopie est recommandée tous les cinq ans, dès 40 ans ou à partir d'un âge de cinq ans inférieur à celui du cas familial.
Crédit photo : Garo/Phanie
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Michel Ducreux, chef de l’unité de gastroentérologie à l’Institut Gustave Roussy.
Dernière mise à jour : 08-02-2011