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La recherche


Le Prix Catherine Regnard 2011

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Créé en 2008, le Prix Catherine Regnard est dédié à la vulgarisation de travaux portant spécifiquement sur le cancer du sein. Son jury est composé de journalistes « santé » de la presse féminine.

Ce prix a pour origine l’exploit sportif d’un jeune homme, Reynald Stevens, ayant parcouru 1 500 kms en VTT en Islande en 2007. Reynald a souhaité que tous les fonds qu’il a collectés soient reversés à la recherche sur le cancer du sein sous la forme d’un prix scientifique. Ce prix porte le nom de la mère de l’une de ses amies proches, Catherine Regnard, décédée d’un cancer du sein en 2007.

Il est ouvert aux jeunes chercheurs travaillant sur le cancer du sein dans des équipes financées par l’ARC. Son montant est de 1 500 €.

Nathalie Desanti, Chef de Rubrique beauté, santé, forme du magazine Modes & Travaux était la présidente du jury 2011. 

La lauréate du Prix Catherine Regnard 2011

Juliette SAILLAND travaille sous la direction de Jean Marc VANACKER, à l’Institut de Génomique Fonctionnelle de LYON, au sein de l’équipe « Physiopathologie des récepteurs nucléaires orphelins ».

Son projet de recherche

Juliette Sailland a été récompensée pour son article de vulgarisation sur ses travaux visant à mettre au point d’un nouveau traitement contre les cancers du sein qui ne répondent pas à l’hormonothérapie. Ce traitement se fonde sur la dégradation d’une protéine impliquée dans la croissance des tumeurs et la formation de métastases. Les récentes avancées scientifiques ont permis de découvrir qu’il n’existe pas un seul type de cancer du sein, mais de nombreux sous-groupes de la maladie qui ne répondent pas tous aux mêmes traitements. Le développement de la majorité des formes de cancers du sein dépend de l’activité de certaines hormones. Ces cancers sont dits « hormonodépendants » et peuvent être pris en charge par une stratégie thérapeutique généralement assez efficace que l’on nomme « hormonothérapie ». Mais dans environ 30 % des cas, les cancers mammaires sont « hormono-indépendants ». Souvent très agressives, ces tumeurs sont beaucoup plus difficiles à prendre en charge car il n’existe pas de médicaments les ciblant de manière spécifique. Les travaux de Juliette Sailland pourraient venir palier ce manquement. La jeune chercheuse et son équipe travaillent en effet au développement d’un traitement ciblant une protéine exprimée par ces cancers : le récepteur ERRα. Les travaux déjà conduits indiquent que cette protéine joue un rôle dans la croissance tumorale et la capacité des cellules cancéreuses à migrer pour quitter la tumeur primaire et former des métastases dans d’autres régions de l’organisme. Juliette Sailland et ses collègues utilisent une molécule chimique capable de dégrader le récepteur ERRα, entraînant ainsi un ralentissement significatif de la croissance tumorale et freinant la migration des cellules hors de la tumeur primaire. De nombreuses expériences complémentaires restent à mener avant qu’il soit envisageable d’utiliser cette molécule chimique dans le traitement de cancers du sein hormono-indépendants, mais ces résultats sont déjà très prometteurs.

Télécharger l'article de Juliette Sailland

Dernière mise à jour : 27-10-2011

 

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Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, reconnue d'utilité publique

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