Le plus souvent, les chimiothérapies sont administrées par voie injectable. Mais elles sont aussi de plus en plus souvent disponibles par voie orale. La chimiothérapie par voie intraveineuse s’administre souvent sous forme de perfusions, pendant plusieurs minutes ou plusieurs heures. Une aiguille est positionnée dans la veine du patient et est reliée à une poche contenant les médicaments anticancéreux.
Lorsque le protocole nécessite des administrations répétées en milieu hospitalier, un cathéter central peut être posé. Il permet de ne pas multiplier les piqûres dans le bras et ainsi de ne pas abîmer les veines du malade. Le cathéter utilisé est un tube fin et souple qui est introduit à travers la peau dans le système veineux jusqu’à une grosse veine centrale. L’opération est conduite sous anesthésie locale ou générale de courte durée. Le cathéter reste accessible à l’embouchure de la peau pour permettre d’injecter la chimiothérapie.
Le principe est le même, mais le cathéter inséré dans la veine est raccordé à un réservoir situé sous la peau, au-dessous de la clavicule. La mise en place est faite sous anesthésie locale ou générale de courte durée. Une fois le dispositif en place, l’administration du médicament se fait en piquant à travers la peau et la membrane souple qui constitue le réservoir. Ce système est compatible avec l’hospitalisation mais peut aussi permettre un traitement ambulatoire hors de l’hôpital. Par ailleurs, sans communication directe avec l’extérieur, il limite le risque infectieux.
Dernière mise à jour : 24-08-2009