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La vessie et les différents cancers de la vessie

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La vessie

La vessie est un organe creux situé derrière le pubis. Chez l’homme, elle est localisée juste au-dessus de la prostate, en avant du rectum. Chez la femme, elle se situe sous l’utérus, en avant du vagin.

La vessie possède une fonction de réservoir : elle stocke l’urine produite par les reins à travers deux conduits appelés uretères. Elle se dilate progressivement avec l’augmentation du volume d’urine collecté. Lorsque la ves­sie est pleine (300-600 ml), elle se contracte pour évacuer les urines vers l’urètre, un conduit qui dé­bouche sur l’extérieur du corps par le méat urinaire.

Il existe un petit muscle très important à la jonction de la vessie et de l’urètre : il s’agit du sphincter qui se contracte pour retenir les urines dans la vessie, mais se relâche pour permettre l’émission d’urine (ou miction) vers l’extérieur.

 

La paroi de la vessie (paroi vésicale) est constituée de plusieurs couches de tissus :

la muqueuse qui tapisse l’intérieur de la vessie est nommée urothélium ;
l’enveloppe qui assure la jonction entre l’urothélium et la couche musculaire de la paroi de la vessie s’appelle le chorion ;
le tissu musculaire, situé au milieu de la paroi vésicale, permet à l’organe de se contracter ou de se dilater selon les besoins physiologiques ;
la couche externe de la paroi, celle qui sépare la vessie des organes voisins, est appelée séreuse.

Les différents cancers de la vessie 

Les cancers de la vessie peuvent se développer à partir de différentes couches de la paroi vésicale : dans la majorité des cas, ils prennent naissance au niveau de l’urothélium. On parle alors de tumeurs « urothéliales ». Mais dans 10 % des cas, les tumeurs naissent dans d’autres couches de la paroi. Elles sont alors dites « non urothéliales ».

Les tumeurs urothéliales sont classées selon leur degré de progression :

les tumeurs n’envahissant pas le muscle (dites superficielles) restent cantonnées à l’urothélium ou peuvent avoir progressé jusqu’au chorion. Elles représentent environ 70 % des cancers de la vessie. Lorsqu’elles ont un aspect charnu, on parle de tumeurs papillaires ou de polypes. Si elles sont parfaitement planes (ce qui est plus rare), il s’agit alors de carcinomes in situ. Les deux types de lésions peuvent coexister chez un même patient.
Les tumeurs envahissant le muscle (dites infiltrantes), moins fréquentes, se développent à partir de l’urothélium et grossissent dans l’épaisseur de la paroi pour atteindre le tissu musculaire, voire la séreuse.

Les tumeurs superficielles sont généralement plus faciles à traiter que les tumeurs infiltrantes. Néanmoins, elles récidivent après traitement dans 60 à 70 % des cas. Et si certaines conservent leur caractère superficiel, d’autres évoluent vers une forme infiltrante et envahissent le muscle. C’est notamment le cas des carcinomes in situ.

Les tumeurs infiltrantes sont plus délicates à prendre en charge. Sans traitement, elles évoluent pour atteindre les ganglions voisins, puis pour former des métastases. Les cancers de la vessie métastatiques ont un pronostic réservé.

Pour un même type de tumeur, les cellules cancéreuses peuvent être plus ou moins « anormales » : ce degré d’ano­malie détermine le « grade » de la tumeur. Plus le cancer est de haut grade, c’est-à-dire plus ses cellules sont anormales, et plus il est agressif.

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Pascal Rischmann, chef du service urologie au CHU de Toulouse. 

Illustration : Jacopin

Dernière mise à jour : 25-03-2011

 

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Les cancers de la vessie

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