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Cancer du sein : vers une nouvelle piste thérapeutique

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L'ARC soutient un projet de recherche sur les cancers du sein, à hauteur de 50000€, mené par l'équipe du Docteur Stéphane ANSIEAU à Lyon. Ce projet vise à comprendre comment se forment les métastases dans les cancers du sein.

L’équipe du Dr Stéphane ANSIEAU et du Pr Alain PUISIEUX a montré que certains gènes, dont les gènes TWIST et SNAI3, qui ne s’expriment normalement qu’au cours du développement embryonnaire humain, redeviennent actifs, et ce de manière anormale, dans différents cancers et en particulier les cancers du sein. Le projet financé par l’ARC vise à étudier l’implication de l’un de ces gènes, le gène SNAI3, dans le développement de cette maladie avec l’objectif d’en neutraliser les fonctions néfastes.

Evaluer les perspectives thérapeutiques

Au cours de précédents travaux financés par l’ARC, cette équipe de recherche a permis d’identifier un certain nombre de propriétés du gène SNAI3. La réactivation de ce gène embryonnaire pourrait ainsi favoriser la transition d’une tumeur bénigne vers une tumeur cancéreuse.Leur objectif est de définir plus précisément les mécanismes d’action de ce gène et de comprendre les conséquences liées à sa présence en quantité anormalement élevée. Ensuite, il sera possible d’appréhender les perspectives d’utilisation de SNAI3 en tant que cible thérapeutique en vue d’améliorer les traitements des cancers du sein. Les approches expérimentales utilisées consistent à exprimer ce gène dans des cellules saines, ou à l’inverse à éteindre son expression dans des cellules tumorales et à en analyser les effets. L’équipe cherche à déterminer si le blocage de ce gène embryonnaire dans les cellules cancéreuses freine la progression des tumeurs voire permet leur régression.

Identifier les risques métastatiques

Au-delà du gène SNAI3, cette équipe s’intéresse à d’autres gènes dont l’expression est normalement restreinte au développement embryonnaire et fréquemment réactivée de manière aberrante dans les cancers. Leurs découvertes ont révélé que, par similitude avec leurs fonctions embryonnaires telles que leurs propriétés migratoires, ces gènes favorisent le déplacement des cellules cancéreuses et par ce biais, le développement de métastases dès les phases précoces de la maladie. En France, on recense que 90 % des décès sont associés aux cancers métastatiques. Il y a donc un grand intérêt à appréhender les mécanismes de fonctionnement des métastases car la capacité d’une tumeur à s’étendre à d’autres organes est un facteur de mauvais pronostic. Les chercheurs veulent comprendre les mécanismes de fonctionnement de ces gènes embryonnaires et générer de nouveaux outils pour analyser leur expression dans le développement des cancers du sein. Ils veulent ainsi évaluer la possibilité d’utiliser la présence de ces gènes comme marqueurs prédictifs des risques de métastases. L’idée est de pouvoir détecter le plus tôt possible un éventuel risque de développer des métastases, pour mieux adapter le traitement du malade.

Apport du financement de l’ARC

La subvention attribuée par l’ARC pour ce projet s’élève à 50 000 euros pour deux ans. Il s’agit du 2ème financement de l’ARC pour cette étude que l’association suit depuis 2006 et pour laquelle elle a investi 100 000 euros au total. Cette aide permettra notamment l’achat de réactifs biologiques pour réaliser les expériences en laboratoire, à la fois in vivo et in vitro. Elle financera aussi les tests destinés à identifier les biomarqueurs des cancers du sein.

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Crédit photo : Istock Photo

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Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, reconnue d'utilité publique

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