En France comme dans l’ensemble des pays industrialisés, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent. L’Institut national de veille sanitaire estime à plus de 71 500 le nombre de nouveaux cas qui ont été diagnostiqués dans notre pays l’an passé.
Et si les cancers de la prostate découverts à un stade précoce peuvent être pris en charge avec succès, il n’existe actuellement aucune thérapie efficace pour les patients atteints d’un stade avancée de la maladie. Ceci explique pourquoi près de 8 800 décès associés à la maladie ont été à déplorer en 2010.
Pour voir ce chiffre régresser, Daniel Metzger et ses collaborateurs de l’Institut de génétique et biologie moléculaire et cellulaire (Illkirch) en ont la certitude, il est nécessaire de mieux comprendre comment naît la maladie et comment elle se développe jusqu’à ses stades les plus avancés.
Dans cet objectif, les chercheurs étudient le rôle de deux gènes dont la dysfonction est associée aux cancers : PTEN et p53. Des mutations PTEN sont observées dans 10 à 15% des tumeurs de la prostate de tout stade et dans 60 % des formes les plus avancées. De même, des mutations de p53 sont très fréquemment détectables dans les cancers de la prostate métastiques.
Daniel Metzger et son équipe cherchent à comprendre comment les protéines codées par ces deux gènes interviennent dans la genèse et la progression des cancers de la prostate. Leur travaux pourraient conduire au développement de nouvelles stratégie de prévention et de traitement de ces cancers.
L'ARC finance ce projet à hauteur de 250 000€ sur 36 mois.
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Crédit photo : Khanh-Phung Doan