La recherche de transfert
La recherche de transfert doit assurer le continuum entre une
recherche fondamentale essentielle à tout progrès et une recherche
clinique se préoccupant du patient, en développant les applications
médicales des connaissances les plus récentes.
La recherche de transfert occupe une place de
plus en plus importante en recherche biomédicale.
Où se fait la recherche de transfert ?
La recherche de transfert doit nécessairement se développer à proximité du patient. Cela passe par la création d’équipes pluridisciplinaires et transversales, formées de chercheurs et de cliniciens, entre des laboratoires de recherche, des hôpitaux, des centres spécialisés, des plateformes technologiques.
Quels sont les objectifs de la recherche de transfert ?
- Transférer et interpréter le plus vite possible les connaissances nouvelles et les nouvelles technologies vers des applications diagnostiques et thérapeutiques, au bénéfice du patient.
- Assurer un continuum entre recherche et soins, du malade au malade, en associant médecins, chercheurs et patients.
- Contribuer à la mise à disposition rapide des innovations validées en termes de rapport bénéfice/risque.
Le flux des connaissances doit donc être bidirectionnel : du patient vers la recherche fondamentale et de la recherche fondamentale vers le patient.
Et en cancérologie ?
Les objectifs sont :
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Tester la pertinence d’une hypothèse biologique pour le diagnostic, le pronostic, le traitement, la prévention ou l’analyse du risque de cancer.
- Déterminer les bases biologiques d’une observation faite en clinique ou dans une population étudiée.
La recherche de transfert a donc pour objectif prioritaire d’identifier et de valider des marqueurs biologiques (biomarqueurs) pour le diagnostic et le traitement des cancers en utilisant les technologies les plus innovantes au bénéfice des patients.
Quelques exemples de recherche de transfert
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Démontrer chez la souris que certaines cellules du système immunitaire sont capables d’éliminer des cellules tumorales après stimulation par des protéines spécifiques, et transférer cette observation chez l’Homme en évaluant les effets immunologiques des traitements.
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Montrer que l’efficacité d’un médicament, ciblant une protéine présente à la surface des cellules tumorales, est liée à la présence d’une mutation de cette protéine.
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Comprendre ce qui différencie la biologie des tumeurs de patients traités pour un cancer du sein ou du colon qui rechutent après traitement, de la biologie des tumeurs de patients qui ne rechutent pas.
Dernière mise à jour : 23-11-2009
