Les traitements des cancers du seinAujourd’hui il existe deux types de traitements des cancers du sein. Le premier est l’hormonothérapie. Il consiste à empêcher les hormones féminines (œstrogènes et progestérone) de se fixer sur les récepteurs présents à la surface des cellules mammaires afin d’éviter que les cellules ne se transforment en cellules cancéreuses. Le deuxième traitement est utilisé lorsque le cancer du sein est lié à une anomalie génétique qui touche le gène HER2. Cette anomalie augmente la capacité des cellules à proliférer. Ces cancers sont sensibles à un médicament « anti-HER2 » qui combat l’effet de cette anomalie génétique.
Hélas, dans 15% des cas, les cancers du sein ne répondent ni aux hormonothérapies, ni au traitement anti-HER2. Ces cancers dits « inclassables » sont souvent agressifs et insensibles aux thérapies existantes. Il est donc urgent de proposer des nouveaux traitements.
Certaines données suggèrent que ces cancers du sein agressifs, dits “triple négatifs” , pourraient avoir des origines semblables à celles des leucémies myéloïdes chroniques, qui sont des cancers du sang que l’on sait aujourd’hui traiter.
Si cette hypothèse est juste, les cancers du sein ne répondant ni aux hormonothérapies, ni au traitement anti-HER2, pourraient répondre aux molécules utilisées dans le traitement des leucémies myéloïdes chroniques. Ces traitements agissent en bloquant l’activité de protéines nommées SRC et ABL.
Le but du projet de l’équipe de Serge ROCHE est d’évaluer l’implication de SRC et ABL dans ces cancers du sein et de comprendre leur mécanisme d’action dans la croissance des tumeurs et le développement de métastases.
Les chercheurs vérifient que ces deux protéines peuvent être des « cibles » dans le traitement des cancers du sein “triple négatifs”. Il serait ainsi possible de proposer des médicaments, bloquant l’activité de SRC et ABL, qui seraient efficaces pour traiter les patientes atteintes de cancer du sein insensibles aux traitements classiques.
La subvention attribuée par l’ARC au Dr Serge ROCHE pour poursuivre son projet, s’élève à 50 000 € sur deux ans. Il s’agit du 2e financement pour cette étude sur les cancers du sein que l’association suit depuis 2006 et pour laquelle elle a investi 100 000 € au total. Cette aide servira à couvrir les frais de fonctionnement et notamment l’achat de réactifs biologiques qui permettront de réaliser des expériences de laboratoires (anticorps, réactifs pour la culture de cellules cancéreuses, tests de croissance tumorales chez la souris immunodéprimée,…) ainsi que les frais liés à l’utilisation de plateformes technologiques, dont la plateforme de protéomique de Montpellier.
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