Certains cancers sont parfois responsables d’une dénutrition. Elle se traduit par une perte de poids durant le traitement. La dénutrition avérée doit être prise en charge car elle est responsable d’une altération de l’état général (faiblesse généralisée).
Dans un premier temps, une adaptation de la qualité nutritionnelle des apports est préconisée. Parfois, le recours à des compléments nutritionnels oraux est nécessaire : ils permettent d’apporter l’essentiel des nutriments, oligo-éléments et vitamines dans un petit volume d’aliments sucrés ou salés.
Dans une seconde étape, ou lorsque l’alimentation orale n’est pas possible, une nutrition entérale par sonde naso-gastrique est privilégiée. Elle apporte les composants nutritionnels nécessaires sans que le patient ait besoin de s’alimenter oralement, et tout en permettant au système digestif de continuer à fonctionner normalement.
Enfin, lorsque les deux options précédentes sont impossibles, une alimentation par voie intraveineuse est mise en route. Elle consiste à perfuser une solution comportant minéraux, sucres (glucose), oligo-éléments, vitamines, protéines fractionnées et lipides.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Tournigand, médecin au service d’oncologie médicale à l’Hôpital Saint-Antoine (Paris).
Dernière mise à jour : 28-01-2011