Prescrite dans le cadre du dépistage du cancer colorectal, la coloscopie consiste à introduire dans le côlon un tube souple dont l’extrémité est constituée d’une caméra vidéo et d'une pince permettant d'effectuer des prélèvements. Elle est réalisée sous courte anesthésie générale.
La coloscopie permet d’observer les parois internes du côlon ou gros intestin. En cas de présence d’une lésion, le gastro-entérologue en évalue la sévérité et peut, soit réaliser un prélèvement (biopsie) pour l’analyser, soit retirer totalement la lésion.
Chez les personnes à très haut risque, l'examen coloscopique est complété par une chromo-coloscopie en présence d’un colorant, l'indigo-carmin, qui facilite la visualisation des zones de l’intestin où les cellules seraient anormales, même en l’absence de polypes.
La coloscopie nécessite une préparation particulière : pour faciliter l’observation de la paroi intestinale, le tube digestif doit être vide. Aussi, le patient doit adopter un régime favorisant les aliments sans fibres : durant les trois jours précédant l’examen, il devra plutôt consommer du riz, des pâtes, du poisson ou des viandes maigres. Les fruits, légumes, viandes grasses ne sont pas recommandés.
La veille de la coloscopie, le patient doit ingérer deux litres d'une préparation provoquant des selles liquides. Un troisième litre est bu le soir avant la coloscopie, si elle est programmée au matin, ou le matin même lorsqu’elle est prévue dans l’après-midi.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Nicole Tubiana-Mathieu, chef du service d'oncologie médicale à l'Hôpital Dupuytren (Limoges)
Dernière mise à jour : 02-03-2011