L’existence d’un lien entre l’apparition de certains cancers et l’exposition à des substances présentes dans l’environnement (dans l’air, l’eau, les matériaux avec lesquels nous sommes en contact au cours de nos activités professionnelles ou quotidiennes) fait l’objet de nombreux travaux scientifiques. Certains liens sont avérés, d’autres en cours d’étude.
Parmi les cancérogènes environnementaux avérés, outre les rayonnements UV solaires et artificiels, citons notamment :
Le radon, un gaz issu de la désintégration de l'uranium naturellement contenu dans les sols, particulièrement dans les régions granitiques, volcaniques et uranifères. En France, les régions riches en radon sont la Bretagne, le Massif central, les Vosges et la Corse. Le radon serait responsable d’environ 13 % des cancers du poumon.
La dioxine, une substance formée lors des réactions de combustion, en particulier lors de l’incinération des déchets. Les molécules de dioxines alors relâchées dans l’environnement se retrouvent dans les produits locaux d'origine animale (produits laitiers, œufs, volaille...), puis dans l’organisme des humains qui consomment ces aliments. (voir aussi « Incinérateurs : des cancérogènes encore présents dans les sols »)
Certains pesticides. Ils sont mis en cause dans l’augmentation de certaines tumeurs cérébrales et des lymphomes. (voir aussi « Pesticides et lymphomes : des chercheurs soutenus par l’ARC établissent un lien »)
L’amiante. De l’ordre de 85% des mésothéliomes seraient liés à une exposition professionnelle à cette fibre.
Toujours en milieu professionnel, les expositions aux amines aromatiques, au goudron de houille augmentent le risque de cancer de la vessie, celles à la poussière de bois de nickel et de chrome celui du cancer du nez et des sinus.
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Dernière mise à jour : 16-07-2009