Malgré les progrès réalisés en chimiothérapie, la chute des cheveux demeure un des effets indésirables le plus redouté par les malades. Tous les cytotoxiques n’induisent pas une chute des cheveux, mais certains sont particulièrement alopéciants. Dans tous les cas, le phénomène est réversible à l’arrêt du traitement. Lorsqu’un traitement alopéciant est prescrit au patient, on lui recommande d’adopter une coupe courte afin que la chute des cheveux soit moins difficile à vivre.
Dès les premières perfusions, le port d’un casque réfrigérant peut lui être proposé afin de réduire l'importance de l’alopécie. Le plus souvent, l’alopécie ne survient pas immédiatement après la première séance de chimiothérapie.
Lorsque l’alopécie est visible et gênante pour les patients, le port d’une casquette, d’un chapeau ou d’un foulard sont des options intéressantes qui suffisent à beaucoup d’entre eux. Pour d’autres, l’atteinte esthétique et psychologique est inacceptable. Dans ces cas, une prothèse capillaire (perruque) peut être utilisée et, dans certaines conditions, prise en charge par l’Assurance maladie ou les complémentaires santé.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Tournigand, médecin au service d’oncologie médicale à l’Hôpital Saint-Antoine (Paris).
Dernière mise à jour : 28-01-2011